L’Espagne offre plusieurs voies légales aux ressortissants non européens souhaitant s’installer durablement dans le pays. Pour les citoyens américains, britanniques, canadiens et australiens — qui peuvent entrer en Espagne sans visa en vertu de l’accord Schengen mais sont limités à 90 jours par période de 180 jours —, un permis de séjour est requis pour tout séjour de plus longue durée.
Ce guide détaille chaque voie d’accès à la résidence actuellement disponible et explique étape par étape la procédure d’immigration en Espagne, les implications fiscales et le parcours vers la citoyenneté espagnole.
Qu’est-ce que le permis de séjour espagnol et qui peut faire une demande ?
Un permis de séjour en Espagne — autorización de residencia — est l’autorisation qui permet à un ressortissant d’un pays non membre de l’UE/EEE de résider légalement en Espagne pour des périodes supérieures à 90 jours.
La législation régissante est la Ley Orgánica 4/2000, communément appelée Ley de Extranjería[1]Source : Le texte intégral de la Ley Orgánica 4/2000 est publié sur le portail officiel du gouvernement.. Elle est mise en œuvre par le décret royal 1155/2024[2]Source : Le texte intégral du décret royal 1155/2024 est publié sur le portail officiel du gouvernement..
Qui doit obtenir un permis de séjour en Espagne et quelle est la procédure
Tout ressortissant d’un pays non membre de l’UE/EEE — y compris les citoyens des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada et d’Australie — qui a l’intention de séjourner en Espagne plus de 90 jours au cours de toute période de 180 jours dans l’espace Schengen doit être titulaire d’une autorisation de séjour valide.

Vladlena Baranova,
Responsable du département juridique et conformité LCB-FT, CAMS, IMCM
L’entrée sans visa selon les règles de Schengen ne confère aucun droit de séjourner à long terme ; dépasser la limite de 90 jours sans permis constitue un séjour irrégulier au regard du droit espagnol. La résidence en Espagne pour les étrangers nécessite donc une procédure de demande formelle, quelle que soit la nationalité du demandeur.
La procédure d’obtention de la résidence en Espagne comporte généralement trois étapes distinctes :
- Un visa national initial, un visa de long séjour de type D délivré par un consulat espagnol à l’étranger.
- Une autorisation de résidence demandée par le consulat au nom du demandeur auprès de l’autorité espagnole de l’immigration.
- La TIE — Tarjeta de Identidad de Extranjero —, la carte de séjour physique délivrée en Espagne par la Policía Nacional, qui atteste de la résidence légale et est obligatoire pour les séjours de plus de 6 mois. La demande de carte TIE en Espagne doit être soumise dans le mois suivant la première entrée en Espagne.
Les ressortissants de l’UE et de l’EEE suivent un parcours simplifié : ils s’enregistrent via un Certificado de Registro et reçoivent directement un NIE — Número de Identidad de Extranjero —, sans être soumis au régime habituel de la TIE.
Types de résidence en Espagne
La résidence est classée comme temporaire ou de longue durée accordée après 5 ans de résidence légale continue.
Les principales voies d’accès à la résidence temporaire pour les ressortissants non membres de l’UE sont :
- revenus passifs ou retraite — un visa non lucratif ;
- travail à distance pour un employeur ou des clients étrangers — un visa nomade digital ;
- embauche par un employeur espagnol — un permis de travail ;
- création d’une entreprise innovante en Espagne — un visa d’entrepreneur dans le cadre de la loi sur les startups ;
- études à temps plein — un visa d’étudiant ;
- regroupement avec un membre de la famille résidant légalement — regroupement familial.
Aperçu des principaux types de permis de séjour espagnols
Qu’est-il advenu du Visa Doré de l’Espagne ?
Le visa investisseur, régi par la loi 14/2013 relative au soutien aux entrepreneurs et à leur internationalisation, a permis pendant plus d’une décennie aux ressortissants non membres de l’UE de résider en Espagne en contrepartie d’investissements en capital éligibles. La loi organique 1/2025, publiée au Journal officiel de l’État le 3 janvier 2025, a mis fin à cette option[3]Source : Le texte intégral de la décision mettant fin au Visa Doré a été publié au Journal officiel..
Les justifications politiques avancées incluaient la pression sur le marché du logement dans les grandes villes, le lien limité entre l’investissement patrimonial et l’économie productive, ainsi que l’alignement sur les recommandations de la Commission européenne en matière de transparence financière[4]Source : L’information concernant la suppression du Visa Doré et ses motifs a été publiée sur le site officiel du président du gouvernement espagnol et du Conseil des ministres..

Vladlena Baranova,
Responsable du département juridique et conformité LCB-FT, CAMS, IMCM
Pour les titulaires actuels d’un Visa Doré, trois éléments sont essentiels : les renouvellements suivent la réglementation en vigueur au moment où le permis a été accordé pour la première fois ; votre investissement éligible initial doit être maintenu pendant toute la durée ; et bien qu’aucune nouvelle demande de visa investisseur ne puisse être déposée, cela n’affecte pas les permis déjà délivrés.
Visa non lucratif en Espagne et critères d’éligibilité
Le visa non lucratif — Residencia Temporal no Lucrativa — est un permis de séjour destiné aux personnes financièrement indépendantes qui n’ont pas l’intention d’exercer une activité professionnelle ou rémunérée en Espagne, y compris le travail en ligne à distance. Il s’agit de la voie principale pour les retraités et les personnes vivant de revenus de placements[5]Source : Les conditions applicables aux demandeurs de visa non lucratif sont décrites sur le site officiel du gouvernement..
Le permis est initialement valide pour 1 an et peut être renouvelé pour des périodes successives de 2 ans. Après 5 ans de résidence légale continue, les titulaires peuvent demander la résidence permanente.
Conditions de revenus
L’Espagne calcule les seuils de revenus en utilisant l’IPREM — l’Indicador Público de Renta de Efectos Múltiples, l’indice public officiel de référence pour les revenus. Pour 2026, l’IPREM reste fixé à 600 € par mois et 7 200 € par an, gelé en raison de la prorogation du budget de l’État 2023[6]Source : La décision relative au montant de l’IPREM a été publiée au Journal officiel..
Les niveaux de revenus requis, qui font partie des conditions d’obtention du permis de séjour en Espagne, sont les suivants :
- demandeur principal — 400 % de l’IPREM mensuel, soit 2 400 € par mois, ou 28 800 € par an ;
- chaque membre de la famille à charge supplémentaire — 100 % de l’IPREM mensuel, soit 600 € par mois, ou 7 200 € par an.
Pour un couple, l’exigence annuelle combinée s’élève à 36 000 € ; pour une famille de trois personnes, à 43 200 €.
Ces montants doivent être justifiés de manière constante tout au long de la période de validité du permis, et pas seulement lors de la demande initiale.
Ce qui est considéré comme des revenus passifs pour le visa non lucratif
Les revenus doivent provenir uniquement de sources passives telles que l’épargne, les dividendes, les pensions de retraite ou les revenus locatifs.
Les justificatifs de revenus généralement acceptés comprennent :
- des certificats de pension publique ou privée attestant de versements mensuels réguliers ;
- 12 mois de relevés bancaires justifiant d’un solde suffisant ou de dépôts de revenus réguliers ;
- des relevés de portefeuille d’investissement faisant apparaître des dividendes, des intérêts ou des coupons d’obligations ;
- des justificatifs de revenus locatifs, appuyés par des contrats de bail et des titres de propriété ;
- des attestations de rentes ou de redevances montrant des rentrées passives régulières.
Les revenus tirés d’un emploi actif — y compris les revenus issus d’un travail à distance pour un employeur étranger — ne sont pas acceptés. Un demandeur travaillant à distance doit solliciter un visa nomade digital.
Éligibilité des membres de la famille
Le demandeur principal peut inclure les membres de sa famille proche dans la même demande. Les proches éligibles sont :
- le conjoint ou le partenaire pacsé — les unions enregistrées ou non enregistrées sont acceptées, bien que la reconnaissance varie selon le pays d’origine ;
- les enfants de moins de 18 ans ;
- les enfants adultes de 18 ans et plus — éligibles s’ils ne sont pas mariés, s’ils sont financièrement dépendants et vivent au sein du foyer familial ;
- les parents et grands-parents du demandeur principal ou de son conjoint, lorsqu’ils sont financièrement dépendants.
Chaque demandeur supplémentaire doit prouver sa dépendance économique vis-à-vis du demandeur principal, et l’inclusion est évaluée au cas par cas et non garantie.
Règle des 183 jours de présence et conséquences sur la résidence fiscale
La détention d’un visa non lucratif implique une obligation de conformité importante : pour renouveler le permis, le titulaire doit avoir résidé en Espagne au moins 183 jours au cours de l’année civile.
Passer 183 jours ou plus par an en Espagne entraîne automatiquement la résidence fiscale espagnole en vertu de l’article 9 de la Ley del IRPF[7]Source : Le texte intégral de la loi est publié sur le site officiel du gouvernement.. En tant que résident fiscal espagnol, l’individu devient redevable de l’impôt sur le revenu des personnes physiques sur l’ensemble de ses revenus mondiaux, et pas seulement sur les revenus générés en Espagne.
Les titulaires d’un visa non lucratif ne sont pas éligibles au régime fiscal spécial pour les impatriés, communément appelé loi Beckham, car ce régime s’applique uniquement aux personnes qui s’installent en Espagne à des fins d’emploi.

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Le visa nomade digital en Espagne et son fonctionnement
Le visa nomade digital — Visado para Teletrabajo de Carácter Internacional — permet aux ressortissants non membres de l’UE qui travaillent à distance pour des entreprises ou clients étrangers de résider légalement en Espagne. Il a été introduit par la loi 28/2022 visant à promouvoir l’écosystème des entreprises émergentes[8]Source : Le texte intégral de la loi est publié sur le site officiel du gouvernement..
Le parcours du visa nomade digital en Espagne est accessible soit sous la forme d’un visa initial de 1 an obtenu auprès d’un consulat espagnol à l’étranger, soit sous la forme d’un permis de séjour direct de 3 ans pour les demandeurs qui résident déjà légalement en Espagne et effectuent leur demande via l’Unidad de Grandes Empresas[9]Source : Les conditions applicables aux demandeurs de visa nomade digital sont décrites sur le site officiel du gouvernement..
Le temps passé en Espagne avec un visa nomade digital compte pour atteindre le seuil de 5 ans requis pour la résidence permanente et, à terme, le délai de 10 ans pour l’obtention de la nationalité.
Seuil de revenus
La condition de revenus pour le visa nomade digital est fixée à 200 % du salaire minimum interprofessionnel espagnol (SMI). Pour 2026, le SMI s’élève à 1 221 € par mois si l'année est calculée sur 14 mois, à la suite d'une augmentation de 3,1 % en vertu du Real Decreto 126/2026, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026[10]Source : Le texte intégral du Real Decreto 126/2026 est publié au Journal officiel..
Le revenu mensuel minimum pour le demandeur principal est de 2 849 € par mois si le SMI est recalculé sur 12 mois au lieu de 14. Il convient d’ajouter 1 069 € pour un conjoint ou un membre adulte de la famille, et 357 € par enfant.
Conditions éligibles pour le travail à distance
Les salariés d’entreprises étrangères, les travailleurs indépendants et les entrepreneurs individuels peuvent tous solliciter le visa nomade digital. Les demandeurs doivent prouver qu’ils travaillent avec des personnes morales basées hors d’Espagne depuis au moins 3 mois avant le dépôt de la demande — les contrats avec des personnes physiques ne sont pas acceptés.
Tout contrat de travail doit être conclu avec une entreprise exerçant ses activités depuis plus d’un an, et le contrat lui-même doit porter sur une durée d’au moins 3 ans.
Les salariés à distance d’entreprises étrangères ne sont éligibles que si leur employeur est immatriculé dans un pays ayant conclu une convention bilatérale de sécurité sociale avec l’Espagne. Le demandeur doit également disposer de l’autorisation de son employeur pour travailler à distance depuis l’Espagne.
La règle des 80/20 s’applique spécifiquement aux travailleurs indépendants et freelancers : tout au plus 20 % de l’activité professionnelle totale peut concerner des clients ou entreprises basés en Espagne. Les salariés travaillant exclusivement pour un seul employeur étranger ne sont soumis à aucune restriction de ce type, à condition que l’employeur soit constitué hors d’Espagne.
Éligibilité des membres de la famille
Le demandeur principal peut inclure les membres de sa famille proche dans la même demande. Les proches éligibles sont :
- le conjoint ou le partenaire ;
- les enfants mineurs ou handicapés ;
- les enfants adultes de 18 ans et plus, à condition qu’ils ne soient pas mariés, ne perçoivent aucun revenu et soient inscrits dans l’enseignement supérieur ;
- les parents et grands-parents du demandeur principal ou de son conjoint ;
- les frères et sœurs.
Chaque demandeur supplémentaire doit démontrer sa dépendance économique vis-à-vis du demandeur principal, et l’inclusion est évaluée au cas par cas et non garantie.
Du visa initial au permis de séjour de 3 ans
La procédure du visa nomade digital se déroule en deux étapes :
- Un visa initial d’un an sollicité auprès du consulat d’Espagne dans le pays de résidence du demandeur. Ce visa permet d’entrer en Espagne et de commencer à travailler à distance.
- À son arrivée en Espagne, le titulaire du visa convertit celui-ci en un permis de séjour de 3 ans en déposant une demande auprès de l’UGE. Ce permis est renouvelable pour une période supplémentaire de 2 ans, à condition que le titulaire continue de satisfaire aux exigences de revenus et réside en Espagne.
Les demandeurs qui se trouvent déjà légalement en Espagne peuvent solliciter directement le permis de 3 ans sans obtenir au préalable le visa d’un an.
Avantages fiscaux pour les nomades digitaux
Le visa nomade digital espagnol constitue l’une des voies d’accès au régime fiscal spécial pour les impatriés, officieusement appelé loi Beckham. Les nomades digitaux qui deviennent résidents fiscaux espagnols pour la première fois peuvent opter pour une imposition en tant que non-résidents, ce qui réduit considérablement leur charge fiscale effective pendant la durée d’application du régime.
Les principaux avantages sont :
- un taux forfaitaire de 24 % sur les revenus du travail de source espagnole jusqu’à 600 000 € par an, avec un taux de 47 % au-delà, au lieu des barèmes progressifs habituels de l’IRPF ;
- l’exonération des revenus de source étrangère — seuls les revenus de source espagnole sont imposés, les dividendes, revenus locatifs, plus-values et pensions d’origine étrangère étant généralement exonérés ;
- l’impôt sur la fortune portant uniquement sur les actifs situés en Espagne, et non sur le patrimoine mondial — un avantage substantiel pour les personnes possédant des actifs importants à l’étranger.
L’avantage s’applique pour l’année d’arrivée ainsi que pour les 5 années fiscales suivantes — soit jusqu’à 6 ans au total. Pour en bénéficier, le demandeur ne doit pas avoir été résident fiscal espagnol au cours des 5 années précédant son installation, et l’option doit être exercée dans les 6 mois suivant le début de l’activité professionnelle en Espagne.

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Le visa entrepreneur en Espagne pour les innovateurs
La voie entrepreneuriale espagnole est une autorisation de résidence régie par la loi 14/2013 sur le soutien aux entrepreneurs et à leur internationalisation, conçue pour faciliter l’entrée et le séjour pour des raisons d’intérêt économique. Elle accorde un permis de 3 ans pour résider et, si vous le souhaitez, travailler sur l’ensemble du territoire national[11]Source : les conditions applicables aux demandeurs de visa entrepreneur sont décrites sur le site officiel du Bureau National de l’Entrepreneuriat..
Condition clé : un projet innovant
La condition décisive réside dans la nature de l’entreprise. Pour prouver que l’activité est innovante et présente un intérêt économique particulier pour l’Espagne, le demandeur doit obtenir un avis favorable de l’Empresa Nacional de Innovación, ENISA, qui évalue la viabilité et l’innovation du projet. L’ENISA transmet cet avis directement à la Unidad de Grandes Empresas y Colectivos Estratégicos, qui s’appuie sur lui pour statuer sur l’autorisation.
Les demandeurs soumettent un plan d’affaires couvrant la description du projet, le produit ou service, l’analyse de marché, le financement, la valeur ajoutée pour l’économie espagnole, ainsi que leur CV professionnel.
Éligibilité de la famille
Le conjoint ou partenaire non marié de l’entrepreneur, ses enfants financièrement dépendants (y compris les enfants majeurs n’ayant pas fondé leur propre foyer) ainsi que les ascendants à charge peuvent effectuer une demande aux côtés du demandeur principal.
Les membres de la famille peuvent déposer leur demande conjointement avec le demandeur principal ou ultérieurement, et leur autorisation leur permet à la fois de résider et de travailler — que ce soit en tant qu’indépendant ou salarié, en vertu de la quatrième disposition additionnelle de la loi 14/2013.
Procédure et validité
Le délai de traitement est d’environ 30 jours, et l’autorisation initiale tout comme son renouvellement sont valables 3 ans.
Un titulaire entré avec un visa de résidence peut séjourner pendant 1 an sans demander la carte d’identité d’étranger TIE ; en revanche, les personnes auxquelles une autorisation de résidence est accordée au titre de la loi 14/2013 doivent demander la TIE en personne, selon la procédure définie dans la décision d’octroi.
Permis de travail et résidence en Espagne, y compris la carte bleue européenne
L’Espagne accorde la résidence aux nouveaux salariés d’entreprises établies en Espagne, aux travailleurs indépendants et aux professionnels hautement qualifiés.
Le permis de séjour parrainé par l’employeur — Residencia Temporal y Trabajo por Cuenta Ajena — s’applique lorsqu’un employeur espagnol recrute un spécialiste non membre de l’UE qui ne peut pas être remplacé par un candidat local ou de l’UE. L’employeur doit confirmer que le poste vacant n’a pas pu être pourvu sur le marché du travail national avant de parrainer un travailleur étranger[12]Source : Les conditions sont publiées sur le site officiel du service de migration..
Le permis de séjour avec droit d’exercice d’une activité indépendante — Residencia Temporal y Trabajo por Cuenta Propia — est délivré aux professionnels indépendants lors de la création d'une entreprise en Espagne. Le demandeur justifie de sa formation professionnelle et de son indépendance financière. Le business plan est approuvé par le syndicat des travailleurs indépendants en Espagne[13]Source : Les conditions sont publiées sur le site officiel du service de migration..
La carte bleue européenne — Tarjeta Azul-UE — donne le droit de vivre et de travailler en Espagne aux spécialistes hautement qualifiés et aux membres de leur famille dans le cadre du programme européen unique. La carte est délivrée par tous les pays de l’UE.
Le salaire brut annuel minimum pour les demandeurs de la carte bleue en Espagne est de 39 269,92 € — soit 1,4 fois le salaire brut annuel moyen en 2026.
La carte bleue européenne exige au moins un contrat de travail de 6 mois, des qualifications supérieures reconnues et un casier judiciaire vierge. Les membres de la famille des titulaires de la carte bleue ont le droit de travailler ou d’exercer une activité indépendante en Espagne[14]Source : Les conditions et réglementations concernant la carte bleue européenne sont publiées sur le site de la Commission européenne..
Résidence par regroupement familial en Espagne
Il existe deux voies familiales distinctes, couvrant chacune une situation différente.
La résidence en qualité de membre de la famille d’un citoyen de l’UE — Residencia de Familiar de Ciudadano de la UE — s’applique au conjoint, au partenaire, aux enfants et aux parents à charge d’un citoyen de l’UE résidant en Espagne.
Le citoyen de l’UE doit être salarié, étudiant ou disposer de moyens de subsistance suffisants[15]Source : Les conditions pour les proches de citoyens de l’UE sont publiées sur le site officiel du service de migration..
La résidence par regroupement familial en Espagne — Reagrupación Familiar — s’applique lorsqu’un ressortissant non membre de l’UE déjà titulaire d’un permis de séjour espagnol souhaite faire venir des membres de sa famille pour le rejoindre. Les proches éligibles comprennent les conjoints, les enfants mineurs et les parents à charge.
Le titulaire du permis doit démontrer des revenus suffisants et un logement décent pour subvenir aux besoins des membres de la famille supplémentaires[16]Source : Les conditions pour les proches de ressortissants de pays tiers sont publiées sur le site officiel du service de migration..
Permis de séjour pour circonstances exceptionnelles
La Residencia por Circunstancias Excepcionales est accordée pour des motifs humanitaires ou pour intégration sociale aux étrangers ayant développé des liens solides en Espagne malgré l’absence initiale de base légale pour y séjourner. Les scénarios types incluent les personnes ayant vécu en Espagne sans papiers pendant plusieurs années et ayant depuis obtenu un emploi stable, fondé une famille ou signalé des activités criminelles aux autorités[17]Source : les conditions de la résidence humanitaire sont publiées sur le site officiel du Service de Migration..
Chaque cas est évalué individuellement par les autorités d’immigration compétentes.
Permis de séjour pour étudiant en Espagne et voie vers la résidence ordinaire
Le visa d'études ou étudiant — Estancia por Estudios — est un visa de long séjour, et non un permis de séjour, valable pour la durée d'études à temps plein dans un établissement d’enseignement espagnol. Les titulaires peuvent travailler à temps partiel à condition que cela n’interfère pas avec leurs études, mais doivent rester inscrits et autonomes financièrement[18]Source : les conditions applicables aux étudiants étrangers sont publiées sur le site officiel du Service de Migration..
Après 3 ans d’études en Espagne, les diplômés peuvent demander la conversion de leur titre vers un permis de séjour ordinaire, offrant une voie structurée de l’entrée comme étudiant vers la résidence à moyen terme. Le temps passé sous visa étudiant ne compte pas dans le calcul des 5 ans requis pour la résidence permanente.

L’université de Salamanque est la plus ancienne université en activité du pays
Combien coûte un permis de séjour en Espagne ?
Connaître à l’avance les frais de permis de séjour en Espagne permet aux demandeurs de planifier le coût total de leur installation plutôt que d’être surpris par des dépenses apparaissant à chaque étape.
Les frais officiels sont fixés par le gouvernement espagnol. Ils varient légèrement selon la catégorie de permis et sont ajustés périodiquement.
Par exemple, les nomades digitaux supportent les coûts suivants :
- 80 € — frais de visa consulaire ;
- 700 € — enregistrement à la sécurité sociale ;
- 9,84 € — frais d’obtention d’un numéro de sécurité sociale, NIE ;
- 16,08 € — frais de demande de résidence ;
- 73,26 € — frais de carte de séjour.
L’assistance professionnelle — qui réduit considérablement le risque de refus dû à des erreurs documentaires — constitue un coût distinct qui varie selon la complexité de la demande.
L’assurance maladie est l’un des coûts cachés les plus fréquents que les demandeurs sous-estiment : les primes annuelles pour un couple peuvent atteindre 2 000 à 5 000 € selon l'âge, et les contrats prévoyant des copaiements ou des franchises sont systématiquement rejetés par les consulats.
La location ou l’achat d’un bien immobilier résidentiel constitue un autre poste de dépense, car disposer d’une adresse résidentielle est une exigence courante pour obtenir un permis de séjour.
Le prix moyen d'un loyer pour un appartement d’une chambre est de 800 € par mois, tandis qu'un appartement de 3 chambres coûte 1 250 €[19]Source : prix moyens selon Numbeo.. Cependant, tout dépend de la ville : par exemple, à Barcelone, les prix moyens sont de 1 300 € pour un appartement d’une chambre et de 1 950 € pour un appartement de 3 chambres[20]Source : prix moyens selon Numbeo..

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Documents requis pour un permis de séjour en Espagne
Comprendre quels documents sont requis pour un permis de séjour en Espagne avant d’entamer la préparation permet d’éviter les retards. Bien que la liste exacte des pièces varie selon le type de permis, toutes les demandes partagent un socle commun.
Chaque demande doit obligatoirement inclure :
- le formulaire de demande de visa national dûment rempli et signé par le demandeur ; pour les mineurs, la signature des parents ou du tuteur légal est requise ;
- une photo d’identité récente en couleur sur fond blanc ;
- le passeport original en cours de validité et une copie intégrale en couleur de toutes les pages biographiques ; le passeport doit avoir été délivré au cours des 10 dernières années ;
- un certificat de casier judiciaire vierge délivré par chaque pays de résidence au cours des 5 dernières années, apostillé et traduit en espagnol ; les certificats doivent généralement dater de moins de 3 mois au moment du dépôt ;
- une preuve d’assurance maladie privée offrant une couverture complète en Espagne, sans reste à charge ni copaiement ;
- un justificatif de domicile dans la circonscription consulaire où la demande est déposée ;
- le formulaire EX‑01 dûment rempli ou le formulaire spécifique applicable au type de permis ;
- le formulaire 790‑052, en sélectionnant la catégorie correspondante.
Des documents supplémentaires dépendent du type de résidence et peuvent inclure un acte de mariage, une preuve de revenus passifs, une attestation d’emploi, une lettre d’admission d’une université ou des contrats avec des employeurs ou clients étrangers.

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Comment obtenir un permis de séjour en Espagne : la procédure étape par étape
L’obtention d’un permis de séjour en Espagne prend au moins 4 mois, depuis la décision initiale jusqu’au retrait de la carte TIE. Vous trouverez ci-dessous un aperçu de la procédure, représentatif de la plupart des types de résidence.
Choisir le type de permis adapté à votre situation
Choisir la mauvaise catégorie entraîne un refus automatique et une perte de temps lors du rendez-vous consulaire. Par conséquent, avant de préparer le moindre document, identifiez la voie qui correspond à votre situation :
- revenus passifs uniquement, sans intention de travailler — un visa non lucratif ;
- travail à distance ou activité freelance pour des clients non espagnols — un visa nomade digital ;
- lancement d’une entreprise innovante — un visa d’entrepreneur ;
- offre d’emploi au sein d’une entreprise espagnole — un permis de travail ou une Carte bleue européenne ;
- membre de la famille d’un citoyen espagnol ou de l’UE — la voie du regroupement familial applicable.
Choisir la mauvaise catégorie entraîne un refus automatique et une perte de temps lors du rendez-vous consulaire. Par conséquent, avant de préparer le moindre document, identifiez la voie qui correspond à votre situation :
- revenus passifs uniquement, sans intention de travailler — un visa non lucratif ;
- travail à distance ou activité freelance pour des clients non espagnols — un visa nomade digital ;
- lancement d’une entreprise innovante — un visa d’entrepreneur ;
- offre d’emploi au sein d’une entreprise espagnole — un permis de travail ou une Carte bleue européenne ;
- membre de la famille d’un citoyen espagnol ou de l’UE — la voie du regroupement familial applicable.
1 mois et plus
Rassemblez et faites apostiller vos documents
Prévoyez un minimum de 4 à 6 semaines pour la préparation des documents. Les extraits de casier judiciaire délivrés par des autorités telles que le FBI américain ou l’ACRO britannique nécessitent généralement 4 à 8 semaines d’obtention. Une fois délivrés, ils restent valables seulement 3 mois à compter de leur date d’émission lors du dépôt au consulat.
Tous les documents rédigés en langue étrangère doivent être traduits par un traducteur assermenté officiellement agréé en Espagne. Les apostilles doivent être obtenues auprès de l’autorité nationale compétente avant de soumettre le document au consulat d’Espagne.
L’assurance maladie privée doit être souscrite auprès d’un assureur autorisé en Espagne et doit confirmer une couverture intégrale à compter de la date d’arrivée prévue.
Prévoyez un minimum de 4 à 6 semaines pour la préparation des documents. Les extraits de casier judiciaire délivrés par des autorités telles que le FBI américain ou l’ACRO britannique nécessitent généralement 4 à 8 semaines d’obtention. Une fois délivrés, ils restent valables seulement 3 mois à compter de leur date d’émission lors du dépôt au consulat.
Tous les documents rédigés en langue étrangère doivent être traduits par un traducteur assermenté officiellement agréé en Espagne. Les apostilles doivent être obtenues auprès de l’autorité nationale compétente avant de soumettre le document au consulat d’Espagne.
L’assurance maladie privée doit être souscrite auprès d’un assureur autorisé en Espagne et doit confirmer une couverture intégrale à compter de la date d’arrivée prévue.
Jusqu’à 3 mois
Déposez votre demande auprès du consulat d’Espagne de votre pays d’origine
Toutes les demandes de visa initiales doivent être déposées en personne et sur rendez-vous au consulat d’Espagne ou dans un centre de demande de visa agréé du pays de résidence légale du demandeur.
Lors du rendez-vous, le demandeur soumet le dossier documentaire complet, règle les frais consulaires applicables et fournit ses données biométriques — empreintes digitales et photo.
Le consulat évalue ensuite la demande. Les demandeurs doivent prévoir un délai de 30 à 90 jours pour la décision, bien que certains consulats traitent les demandes plus rapidement.
Toutes les demandes de visa initiales doivent être déposées en personne et sur rendez-vous au consulat d’Espagne ou dans un centre de demande de visa agréé du pays de résidence légale du demandeur.
Lors du rendez-vous, le demandeur soumet le dossier documentaire complet, règle les frais consulaires applicables et fournit ses données biométriques — empreintes digitales et photo.
Le consulat évalue ensuite la demande. Les demandeurs doivent prévoir un délai de 30 à 90 jours pour la décision, bien que certains consulats traitent les demandes plus rapidement.
Dans un délai de 3 mois
Entrez en Espagne avec un visa D
Une fois le visa délivré, le demandeur doit entrer en Espagne pendant la période de validité indiquée sur le visa, généralement 90 jours à compter de la date de délivrance.
Une fois le visa délivré, le demandeur doit entrer en Espagne pendant la période de validité indiquée sur le visa, généralement 90 jours à compter de la date de délivrance.
Dans le délai d’un mois
Effectuez les démarches d’enregistrement local
Dès son entrée en Espagne, le nouveau résident doit accomplir plusieurs formalités d’enregistrement dans les 30 premiers jours :
- le NIE — Número de Identidad de Extranjero — est un numéro d’identification d’étranger requis pour toutes les transactions légales et financières en Espagne. Il peut être demandé en personne au commissariat de police nationale le plus proche ou, dans certains cas, être obtenu au niveau du consulat ;
- l’empadronamiento est l’enregistrement auprès du recensement municipal à la mairie du lieu de résidence. Il est obligatoire pour accéder aux services locaux, inscrire les enfants à l’école et constituer l’historique de résidence pour les futures demandes de résidence permanente et de citoyenneté ;
- les titulaires d’un visa nomade digital et les entrepreneurs doivent également s’inscrire auprès de l’Agencia Tributaria avant de démarrer toute activité professionnelle.
Les demandeurs doivent également prendre rendez-vous au commissariat de police nationale pour demander la TIE — Tarjeta de Identidad de Extranjero —, la carte de séjour physique. La TIE sert de preuve officielle de résidence et est nécessaire pour ouvrir des comptes bancaires, signer des contrats de location et justifier d’un statut légal en Espagne.
Dès son entrée en Espagne, le nouveau résident doit accomplir plusieurs formalités d’enregistrement dans les 30 premiers jours :
- le NIE — Número de Identidad de Extranjero — est un numéro d’identification d’étranger requis pour toutes les transactions légales et financières en Espagne. Il peut être demandé en personne au commissariat de police nationale le plus proche ou, dans certains cas, être obtenu au niveau du consulat ;
- l’empadronamiento est l’enregistrement auprès du recensement municipal à la mairie du lieu de résidence. Il est obligatoire pour accéder aux services locaux, inscrire les enfants à l’école et constituer l’historique de résidence pour les futures demandes de résidence permanente et de citoyenneté ;
- les titulaires d’un visa nomade digital et les entrepreneurs doivent également s’inscrire auprès de l’Agencia Tributaria avant de démarrer toute activité professionnelle.
Les demandeurs doivent également prendre rendez-vous au commissariat de police nationale pour demander la TIE — Tarjeta de Identidad de Extranjero —, la carte de séjour physique. La TIE sert de preuve officielle de résidence et est nécessaire pour ouvrir des comptes bancaires, signer des contrats de location et justifier d’un statut légal en Espagne.
Dans les 20 jours ouvrables
Obtenez votre carte TIE en Espagne
La demande de carte TIE en Espagne nécessite un formulaire EX-17 complété, le visa original, le passeport, le certificat d’empadronamiento, une photo d’identité et le justificatif de paiement des frais applicables.
La carte est généralement prête à être retirée dans les 20 jours ouvrables suivant le rendez-vous.
La demande de carte TIE en Espagne nécessite un formulaire EX-17 complété, le visa original, le passeport, le certificat d’empadronamiento, une photo d’identité et le justificatif de paiement des frais applicables.
La carte est généralement prête à être retirée dans les 20 jours ouvrables suivant le rendez-vous.
Risques et erreurs courantes lors d’une demande de résidence en Espagne
Savoir combien de temps prend l’obtention d’un permis de séjour en Espagne et quel en est le coût est essentiel, mais les facteurs susceptibles de provoquer des retards ou des refus fermes méritent une attention tout aussi soutenue. Les risques ci-dessous représentent les motifs de rejet les plus fréquemment observés selon les catégories de permis.
Choisir le mauvais type de permis
Les ressortissants étrangers abordent souvent le système d’immigration espagnol avec un objectif général, sans analyser précisément quel permis correspond à leur structure de revenus réelle, à leurs projets professionnels et à leur durée de séjour envisagée.
Opter pour le visa non lucratif tout en ayant l’intention de poursuivre une activité freelance ou commerciale, ou demander le visa nomade digital alors qu’une part significative des revenus provient de clients espagnols, figurent parmi les erreurs les plus fréquentes — entraînant chacune un refus ou une restructuration forcée après avoir déjà engagé des frais.
La distinction entre les catégories de permis est stricte : le droit de travailler, les contraintes liées aux sources de revenus et les obligations de renouvellement diffèrent sensiblement d’une voie à l’autre. Comprendre quelles conditions s’appliquent à chaque permis avant de réunir les pièces et de payer les frais permet d’éviter la majorité des erreurs de sélection.

Camila, 44
A obtenu un visa non lucratif en Espagne
Choisir la bonne voie de résidence en Espagne pour une entrepreneuse américaine
Camila souhaitait entamer une nouvelle vie en Europe et s’y installer avec son fils. Au départ, elle pensait que le visa nomade digital était la voie naturelle pour s’établir en Espagne, car elle possédait une entreprise en ligne.
Cependant, un rendez-vous avec les juristes d’Immigrant Invest lui a évité un rejet futur de sa demande de visa nomade digital. Il s’est avéré que les revenus de Camila, uniquement constitués de dividendes, ne répondaient pas aux critères du visa nomade digital. En revanche, ils satisfaisaient pleinement aux conditions du visa non lucratif.
Modification des conditions et des seuils en cours de procédure
Commencer la planification sur la base d’informations exactes lors des recherches initiales mais modifiées depuis constitue un piège fréquent. Au moins une voie — le visa investisseur espagnol — a pris fin définitivement en avril 2025, bien que de nombreux articles sur Internet continuent de la présenter comme accessible.
S’engager dans une démarche sur la base de données obsolètes entraîne des frais de préparation perdus et des formalités inutiles. Vérifier l’actualité de la réglementation et les seuils applicables directement avant d’entamer la préparation des documents permet de réduire ce risque.
Seuil de revenus — au-delà du montant, la manière de le justifier
Atteindre le montant de revenu mensuel minimum ne suffit pas en soi. Des demandeurs dépassant le seuil requis sur le papier ont vu leur dossier se compliquer en raison de :
- revenus versés sur un compte professionnel ou joint au lieu d’un compte personnel ;
- l’utilisation d’un format de relevé inadapté ;
- relevés bancaires ne couvrant pas la période de mois requise ;
- ou une période de revenus non conforme aux attentes du consulat.
Comprendre le format exact des preuves — type de compte, nombre de mois, exigences de tampon sur les documents — importe tout autant que le niveau de revenu lui-même.
Légalisation des documents — délais et périodes de validité
De nombreux demandeurs détiennent des documents provenant de plusieurs pays. Chacun peut nécessiter une apostille ou une légalisation dans le pays d’origine, suivie d’une traduction assermentée en espagnol.
Les certificats de casier judiciaire et autres documents à durée limitée présentent généralement une période de validité de 3 à 6 mois. Un document obtenu au début du processus peut expirer avant l’obtention d’un rendez-vous au consulat, exigeant une nouvelle légalisation.
Organiser le calendrier documentaire autour du document ayant la durée de validité la plus courte — et non la plus longue — tout en anticipant les délais de rendez-vous consulaire réduit le risque de devoir recommencer la légalisation.
Assurance santé en apparence conforme mais rejetée sur des critères précis
La résidence exige généralement une assurance maladie privée valable en Espagne, sans reste à charge ni copaiement, offrant une couverture intégrale pendant toute la durée du visa.
Une police d’assurance satisfaisant à un examen général peut tout de même faire l’objet d’un rejet si l’autorité chargée d’analyser la demande applique des critères d’évaluation propres à la voie choisie. Par exemple, pour le visa nomade digital, l’assurance doit également couvrir les soins d’urgence et le rapatriement — une exigence que certaines polices internationales standard n’incluent pas explicitement dans leurs conditions.
Valider l’assurance par rapport à la voie spécifique sollicitée et aux exigences documentées du consulat compétent limite le risque d’un remplacement de police en urgence.
Disponibilité des rendez-vous consulaires comme risque de calendrier indépendant
Les délais de procédure sont souvent présentés sous le seul angle de la préparation des documents et des délais d’instruction de l’administration. En pratique, la disponibilité des rendez-vous dans certains consulats crée un goulet d’étranglement échappant au contrôle du demandeur. Des documents à durée de validité limitée — certificats de police, relevés financiers, certains actes d’état civil — peuvent expirer pendant l’attente et nécessiter une nouvelle délivrance.
Intégrer les réalités de prise de rendez-vous propres à chaque consulat dans le calendrier prévisionnel et ordonnancer la préparation des pièces en tenant compte des durées de validité permet de réduire ce risque.
Supposer que tous les consulats appliquent les exigences de manière identique
Les interprétations consulaires varient en pratique. Par exemple, le consulat de Los Angeles applique une restriction concernant les prêts ou hypothèques en cours du demandeur lors du dépôt — une condition qui n’est pas énoncée par tous les consulats.
Vérifiez toujours la liste précise publiée par le consulat compétent, plutôt qu’un résumé générique des conditions requises.
Manquer le délai de 30 jours pour la demande de carte TIE à l’arrivée
Après être entré en Espagne avec un visa de résidence, le demandeur doit solliciter la carte TIE auprès de la Policía Nacional dans le délai d’un mois. Le non-respect de cette démarche crée une rupture dans la régularité du séjour.
Résidence fiscale en Espagne : ce qui se passe à votre arrivée
Passer plus de 183 jours au cours d’une même année civile en Espagne déclenche la résidence fiscale espagnole, quel que soit le type de visa détenu.
Les juristes d’Immigrant Invest recommandent de solliciter un conseiller fiscal transfrontalier qualifié dès l’acceptation de la demande de permis — avant de terminer la première année civile complète de résidence en Espagne.
Les résidents fiscaux sont tenus de déclarer leurs revenus mondiaux via le Modelo 100, et les taux progressifs de l’IRPF espagnol s'appliquent jusqu'à environ 47 % pour les tranches de revenus les plus élevées, en cumulant les taux nationaux et régionaux.
Le Modelo 720 est une déclaration informative sur les actifs situés à l’étranger détenus au 31 décembre ou en moyenne au cours du quatrième trimestre, lorsque le total par catégorie d’actifs dépasse 50 000 € pour les comptes, valeurs mobilières ou biens immobiliers détenus à l’étranger[21]Source : Les informations relatives au Modelo 720 sont disponibles sur le site du service fiscal..
Les nomades digitaux bénéficiant de la loi Beckham s’acquittent d’un taux forfaitaire de 24 % sur leurs revenus de source espagnole jusqu’à 600 000 € pendant une durée maximale de 6 ans. La demande relative au Modelo 149 doit être déposée dans les 6 mois suivant l’immatriculation à la Sécurité sociale — le non-respect de ce délai entraîne la perte définitive du droit d’éligibilité.
Des soulagements fiscaux sont prévus par les conventions bilatérales selon la nationalité. Par exemple, en vertu de la convention fiscale entre l'Espagne et les États-Unis, certains revenus de retraite peuvent rester imposables aux États-Unis, atténuant sans l’éliminer l’exposition fiscale en Espagne[22]Source : Le texte intégral de la convention et ses dispositions sont publiés sur le site gouvernemental espagnol.. Une analyse conventionnelle similaire s’applique dans le cadre de la convention fiscale entre l’Espagne et le Royaume-Uni[23]Source : Le texte intégral du traité et ses dispositions sont publiés sur le site gouvernemental espagnol. et de la convention fiscale entre l’Espagne et l’Australie[24]Source : Le texte intégral de l’accord et ses dispositions sont publiés sur le site gouvernemental espagnol..
Les citoyens américains sont confrontés à un niveau de complexité supplémentaire : les obligations FinCEN 114 imposent aux ressortissants américains détenant des comptes financiers à l’étranger dépassant 10 000 $ au total d’effectuer une déclaration annuelle auprès du FinCEN, indépendamment du traitement fiscal espagnol. La convention fiscale entre l’Espagne et les États-Unis ne supprime pas les obligations d’imposition mondiale américaines.

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Renouvellement du permis de séjour et voie vers la citoyenneté
Les ressortissants étrangers doivent demander le renouvellement de leur permis au moins 60 jours avant la date d’expiration de la TIE, en présentant le formulaire EX-01 accompagné des justificatifs de conformité actualisés, d’une attestation d’assurance maladie privée en cours de validité et d’un nouveau certificat de casier judiciaire vierge délivré dans les délais requis.
Afin de préserver la continuité de résidence indispensable pour la résidence de longue durée et la naturalisation, les titulaires ne doivent pas s’absenter d’Espagne plus de 6 mois par an. Le dépassement de ce seuil risque de réinitialiser le compteur de la résidence permanente.
La résidence permanente — Autorización de Residencia de Larga Duración — est accordée après 5 ans de résidence légale continue et confère le droit de résider et de travailler en Espagne dans les mêmes conditions que les citoyens espagnols[25]Source : Les conditions applicables aux demandeurs de résidence permanente sont disponibles sur le site du service de migration..
La citoyenneté espagnole par naturalisation exige 10 ans de résidence légale continue pour la plupart des ressortissants non européens. Ce délai est réduit à 2 ans pour les ressortissants des pays ibéro-américains, des Philippines, de Guinée équatoriale, du Portugal, d’Andorre, ainsi que pour les juifs sépharades[26]Source : Les conditions applicables aux demandeurs de citoyenneté sont disponibles sur le site du service de migration..
L’Espagne maintient des accords bilatéraux de double nationalité avec les pays énumérés dans la voie accélérée ci-dessus : les nations ibéro-américaines, les Philippines, la Guinée équatoriale, Andorre et le Portugal. Les ressortissants de ces pays peuvent conserver leur citoyenneté d’origine lors de l’obtention du passeport espagnol.
Pour les ressortissants de tous les autres pays — y compris le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Australie —, la loi espagnole exige la renonciation à la nationalité d’origine lors de la naturalisation.
Comment Immigrant Invest peut vous accompagner pour la résidence en Espagne
Immigrant Invest propose un accompagnement complet aux demandeurs de visa non lucratif et de visa nomade digital. Nos juristes s’attachent à réduire les risques juridiques et de procédure, la décision finale restant du ressort des autorités espagnoles de l’immigration.
Les services spécifiques proposés comprennent :
- une évaluation préliminaire confirmant la voie juridiquement appropriée au regard du profil de revenus du client, de son niveau d’activité et de ses modalités d’emploi — incluant une position claire sur les sources de revenus complexes telles que les honoraires de conseil ou les rémunérations de conseils d’administration ;
- la préparation des documents et la coordination de la légalisation — gestion de la logistique des apostilles, commande de traductions assermentées auprès de traducteurs agréés et suivi des durées de validité ;
- l’alignement sur la liste d’exigences spécifique au consulat — conseils adaptés au consulat compétent pour le demandeur, prenant en compte les différences d’interprétation locales connues, afin de constituer un dossier conforme aux critères effectivement appliqués ;
- la recherche d’une assurance santé — identification de contrats conformes auprès d’assureurs dont les polices sont acceptées par le consulat concerné, y compris des options adaptées aux demandeurs présentant des antécédents médicaux ;
- la coordination fiscale — organisation d’un entretien avec un conseiller qualifié afin d’évaluer votre exposition à la résidence fiscale, ses conséquences et votre éligibilité à la loi Beckham ;
- l’ouverture d’un compte bancaire en Espagne ;
- l’accompagnement lors de la location, de l’achat ou de la gestion de biens immobiliers ;
- le renouvellement et la planification à long terme — un calendrier prospectif des renouvellements et une feuille de route vers la naturalisation pour les clients ciblant une implantation durable dans l’UE.
Immigrant Invest s'appuie sur son propre département juridique et conformité LCB-FT, et une vérification de conformité est effectuée avant tout dépôt de demande auprès d’une autorité.
Conclusions : quel permis de séjour en Espagne est fait pour vous ?
- Le visa non lucratif convient aux retraités et aux personnes financièrement indépendantes disposant de revenus passifs stables d’au moins 28 800 € par an, souhaitant faire de l’Espagne leur résidence principale et acceptant l’obligation de présence de 183 jours ainsi que ses conséquences en matière de résidence fiscale mondiale.
- Le visa nomade digital s’adresse aux travailleurs à distance et freelances percevant au moins 2 849 € par mois, dont au moins 80 % des revenus proviennent de sources non espagnoles, leur permettant d’accéder au taux forfaitaire de 24 % de la loi Beckham.
- Le visa d’entrepreneur convient aux personnes créant une entreprise innovante présentant un intérêt public en Espagne.
- Le permis de travail et la Carte bleue européenne s’adressent aux demandeurs disposant d’une offre d’emploi ferme auprès d’une société espagnole ou d’un salaire éligible d’au moins 39 270 € par an en tant que spécialiste hautement qualifié.
- Toutes ces voies mènent au même calendrier de 5 ans pour la résidence permanente et 10 ans pour la citoyenneté.
Immigrant Invest est un agent agréé pour les programmes de citoyenneté et de résidence par investissement dans l’UE, les Caraïbes, l’Asie et le Moyen-Orient. Profitez de notre expertise internationale de 15 ans — prenez rendez-vous avec nos experts en programmes d’investissement.




















