Si vous disposez de revenus passifs stables, d’une épargne suffisante et que vous êtes prêt à louer ou acheter un bien immobilier dans l’UE, vous pouvez prétendre à un visa pour personnes financièrement indépendantes.
Ce type de permis de séjour est conçu pour résider et non pour travailler. Les revenus devant provenir de l’étranger, il ne permet pas d’exercer une activité professionnelle locale.
Dans ce guide, nous examinerons les critères d’éligibilité à la résidence pour personnes financièrement indépendantes, la procédure de demande et la méthode pour choisir le pays le plus adapté à une réinstallation à long terme.
Qu’est-ce qu’un visa pour personnes financièrement indépendantes ?
Tout le monde ne peut pas demander un visa pour personnes financièrement indépendantes. Ces permis de résidence sont conçus pour les personnes qui disposent déjà d’une source sécurisée de revenus passifs hors de l’UE et qui prévoient réellement de s’installer en Europe.
Définition du visa pour personnes financièrement indépendantes
Un visa pour personnes financièrement indépendantes, ou visa FIP, s’adresse aux citoyens non-UE qui peuvent subvenir entièrement à leurs besoins grâce à des revenus étrangers sans avoir besoin de travailler en Europe. Voyez-le comme un permis de résidence pour ceux qui ont déjà assuré leur avenir financier grâce à des pensions, des investissements, des revenus locatifs ou d’autres sources passives.
Ce visa convient parfaitement si vous êtes :
- un retraité bénéficiant d’une pension stable ;
- un investisseur vivant de dividendes ou d’autres rendements de ses investissements.

Mohamed Zakaria,
Expert principal en migration d’investissement
Les travailleurs à distance et les entrepreneurs percevant des revenus hors de l’UE ne peuvent solliciter un visa pour personnes financièrement indépendantes que dans de rares cas — généralement lorsqu’il n’existe aucun visa spécifique pour le télétravail. De manière générale, les visas FIP n’autorisent pas l’exercice d’une activité professionnelle active.
Les entrepreneurs individuels et les salariés à distance sont plus adaptés aux visas nomade digital, spécialement conçus pour les revenus d’activité générés à l’étranger.
Conditions principales et restrictions pour les demandeurs de visa FIP
Le principe fondamental est simple : vous vivez en Europe, mais vos ressources proviennent de l’étranger. Tous les visas exigent que vous :
- justifiiez de revenus passifs stables ;
- disposiez d’une assurance maladie ;
- garantissiez un logement ;
- passiez plus de 183 jours par an dans le pays — pour certains pays.

Il est important de noter que vous n’êtes pas autorisé à exercer un emploi local. Bien que vous puissiez posséder une entreprise dans l’UE, vous ne pouvez pas la gérer au quotidien. La seule exception majeure est le visa D7 du Portugal, qui permet aux résidents de travailler ou d’exploiter une entreprise localement[1]Source : Loi n° 23/2007 du 4 juillet — Cadre juridique d'entrée, de séjour, de sortie et d'éloignement des ressortissants étrangers du territoire portugais.
Le visa pour revenus passifs est conçu pour une véritable réinstallation. Ce n’est pas un outil pour des séjours de courte durée ou pour ceux qui souhaitent conserver leur résidence principale ailleurs.

Plus de 10 000 investisseurs nous font confiance
Découvrez vos options de résidence dans l’UE en tant que personne financièrement indépendante
12 avantages offerts par le visa pour personnes financièrement indépendantes dans l’UE
Un visa pour personnes financièrement indépendantes est bien plus qu’une simple autorisation de résider en Europe. Il offre une combinaison unique de liberté personnelle, de flexibilité financière et de sécurité à long terme.
Liberté et stabilité
1. Environnement sécurisé. Les personnes financièrement indépendantes obtiennent le droit de vivre dans certains des pays les plus stables et les mieux gouvernés d’Europe. Ces destinations offrent un État de droit prévisible, des soins de santé fiables, des services d’urgence efficaces, des espaces publics propres et de fortes garanties pour les consommateurs.
Si vous devez retourner dans votre pays d’origine, votre résidence européenne demeure un solide plan B. Associée à une adresse établie, elle constitue un filet de sécurité pratique en cas de changement de situation.
2. Regroupement familial. Les personnes financièrement indépendantes peuvent s’installer dans l’UE accompagnées de leur famille. La résidence s’étend généralement au conjoint, aux enfants jusqu’à un certain âge et, dans certains cas, aux parents.
Les membres de la famille reçoivent des permis de séjour d’une durée de validité identique et bénéficient des mêmes droits que le demandeur principal.
3. Accès aux soins de santé. Grâce à la résidence, les titulaires d’un visa pour revenus passifs peuvent utiliser les services de santé locaux, y compris le secteur public. Pour être éligibles au visa, ils doivent souscrire une assurance privée complète pour eux-mêmes et les membres de leur famille, garantissant l’accès au secteur médical public et privé.
4. Accès à l’éducation. Les enfants ont le droit — et dans la plupart des cas l’obligation — de fréquenter l’école, avec la possibilité de s’inscrire dans des établissements publics, privés ou internationaux. L’enseignement supérieur est également accessible, bien que des frais de scolarité puissent s’appliquer, y compris dans les universités publiques.
5. Échange du permis de conduire. La plupart des pays de l’UE autorisent les personnes financièrement indépendantes non issues de l’UE à conduire avec leur permis étranger pendant 6 à 12 mois après l’obtention de la résidence. Passé ce délai, le permis peut être échangé si le pays d’origine du demandeur a conclu un accord bilatéral.
En l’absence d’accord, le résident doit passer les examens théorique et pratique locaux du permis de conduire. Le délai d’échange ou de conversion du permis va de 185 jours au Portugal[2]Source : Le portail des services publics portugais à 12 mois en France[3]Source : Permis de conduire — ANTS (France) — site officiel du gouvernement pour les permis de conduire étrangers, en Suisse[4]Source : Département fédéral des affaires étrangères Suisse — Permis de conduire étranger et en Italie[5]Source : ItalianVisa.it — Conversion de permis de conduire étranger.
6. Déplacements sans visa dans l’espace Schengen. Les personnes financièrement indépendantes titulaires d’un permis de séjour dans l’UE peuvent voyager librement dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours par période de 180 jours. Les escapades le week-end, les séjours prolongés ou les voyages transfrontaliers spontanés deviennent simples et parfaitement légaux.

Grâce à l’ouverture des frontières, voyager dans l’espace Schengen est pratique en voiture, en train, en avion, en bus et à moto.
Résidence permanente et citoyenneté dans l’UE
7. Résidence permanente. Après 5 ans de résidence légale continue, vous pouvez généralement demander la résidence permanente. Ce statut est indéfini et donne souvent le droit de travailler.
8. Citoyenneté européenne. Selon le pays, vous pouvez demander la citoyenneté après 5 à 10 ans de résidence. La citoyenneté européenne vous donne le droit de vivre, de travailler et d’étudier n’importe où dans l’Union européenne.
Avantages financiers
9. Comptes bancaires. L’ouverture d’un compte bancaire personnel ou professionnel devient plus simple avec un permis de séjour, en particulier dans les juridictions appliquent des contrôles stricts de KYC et de lutte contre le blanchiment d’argent, comme l’Autriche et la Suisse.
Les citoyens américains titulaires de comptes 401(k) peuvent utiliser cette épargne dans le cadre de leur preuve de revenus pour les visas destinés aux personnes financièrement indépendantes.
10. Possession d’entreprise. Les étrangers titulaires d’un visa pour personnes financièrement indépendantes ne peuvent pas exercer d’emploi salarié. Cependant, ils peuvent créer ou acquérir une entreprise et percevoir des revenus passifs, tels que des dividendes. Ils n’ont pas le droit d’agir en tant que directeurs ou gérants, ni d’exercer des activités commerciales au quotidien.
Le Portugal fait exception : dans le cadre du permis de séjour faisant suite au visa D7, les résidents peuvent diriger une entreprise, que ce soit en tant que gérants ou en tant qu’indépendants.
11. Avantages fiscaux. Bien que les personnes financièrement indépendantes soient généralement imposées en tant que résidents une fois installées dans l’UE ou en Suisse, plusieurs pays proposent des régimes avantageux ou des exonérations qui réduisent considérablement leur charge fiscale.
Les pays offrant des avantages fiscaux notables pour les personnes financièrement indépendantes comprennent :
- l’Italie : impôt forfaitaire de 300 000 € par an sur les revenus étrangers ; pas d’impôt sur les avoirs étrangers, les donations ou les successions[6]Source : Agence italienne des revenus — Nouveaux résidents : régime optionnel ;
- la Grèce : impôt forfaitaire de 7 % pour les retraités étrangers pendant une durée maximale de 15 ans[7]Source : Autorité indépendante des revenus publics — Incitations fiscales visant à attirer de nouveaux résidents fiscaux ;
- l’Autriche : pas d’impôt sur la fortune, sur les successions ou sur les donations[8]Source : PwC — Autriche : autres impôts des particuliers ;
- la France : l’impôt sur la fortune ne s’applique qu’à l’immobilier, si le patrimoine net dépasse 1 300 000 €[9]Source : Service-Public.fr — Impôt sur la Fortune Immobilière ;
- la Suisse : l’imposition d’après la dépense remplace l’impôt ordinaire sur le revenu et la fortune[10]Source : Département fédéral des finances suisse — Imposition d’après la dépense.
12. Accès à l’immobilier. La résidence facilite la location et l’achat de biens immobiliers dans l’UE pour les personnes financièrement indépendantes. La location est souvent une condition préalable au permis de séjour lui-même, et le fait d’avoir une résidence légale et un compte bancaire local simplifie les baux à long terme.
En Autriche et en Suisse, la résidence supprime ou assouplit les restrictions imposées aux acheteurs non-résidents. Au Portugal, en Espagne, en France et en Grèce, les étrangers peuvent acheter un bien sans détenir de résidence, mais le statut de résident simplifie les démarches bancaires et administratives. En Italie, les ressortissants de pays hors UE ne peuvent acheter un bien que s’il existe un accord de réciprocité entre l’Italie et leur pays de nationalité.
Quels pays proposent le visa pour personnes financièrement indépendantes ?
Plusieurs pays de l’UE et de l’espace Schengen proposent des permis de séjour pour les personnes financièrement indépendantes. Les pays proposant des visas pour revenus passifs comprennent l’Autriche, la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, la Suisse, Malte, la Belgique, Chypre et — sous des formes plus limitées ou spécifiques — la Lettonie et la Bulgarie.
Chaque visa comporte ses propres conditions, seuils de revenus et avantages à long terme. Dans cet article, nous nous concentrons sur sept des voies les plus éprouvées et les plus accessibles : le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France, la Grèce, l’Autriche et la Suisse.
Comparatif des visas européens pour personnes financièrement indépendantes
Visa D7 du Portugal — À partir de 11 040 € par an
Le visa D7 du Portugal figure parmi les options pour revenus passifs les plus prisées et les plus souples en Europe. Il se distingue par deux aspects essentiels : une exigence de revenus modérée et le droit accordé aux résidents de travailler ou de diriger une entreprise — une option indisponible dans la plupart des autres pays[11]Source : Loi n° 23/2007 du 4 juillet — Cadre juridique relatif à l’entrée, au séjour, à la sortie et à l’éloignement des étrangers du territoire portugais.
Critères d’éligibilité au visa D7 du Portugal
Revenu mensuel : 920 €. Ce montant augmente en fonction de la taille de la famille : de 50 %, soit 460 €, pour un conjoint ou un parent à charge, et de 30 %, soit 276 €, pour chaque enfant.
Épargne : 11 040 €. Le demandeur doit ouvrir un compte et déposer ce montant dans une banque portugaise afin de couvrir un an de dépenses courantes. Ce seuil augmente également de 50 %, soit 5 520 €, par adulte supplémentaire et de 30 %, soit 3 312 €, par enfant.
Logement. Un contrat de location ou un acte de propriété est requis à titre de justificatif d’hébergement au Portugal.
Inclusion des membres de la famille. Le demandeur principal peut inclure :
- son conjoint ou partenaire pacsé ;
- ses enfants de moins de 18 ans ;
- ses enfants célibataires de 18 à 21 ans s’ils sont financièrement dépendants ;
- ses enfants en situation de handicap, sans limite d’âge ;
- ses parents à charge.
Revenus et épargne requis pour le visa D7 selon la taille de la famille
Délai de traitement, validité et condition de résidence
Pour le visa D7 du Portugal, les demandeurs doivent prendre en compte les éléments suivants :
- délai de traitement : à partir de 6 mois ;
- validité : 2 ans, renouvelable pour 3 ans ;
- séjour minimum : les absences ne peuvent excéder 6 mois consécutifs ou 8 mois au total sur la période de validité du permis de séjour.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes au Portugal
Les étrangers titulaires d’un visa pour revenus passifs au Portugal deviennent résidents fiscaux dès lors qu’ils passent plus de 183 jours par an dans le pays.
Les revenus généraux, tels que les pensions ou les salaires, sont imposés selon un barème progressif[12]Source : PwC — Portugal : impôts sur le revenu des personnes physiques :
- jusqu’à 8 342 € — 12,5 % ;
- de 8 342 à 12 587 € — 15,7 % ;
- de 12 587 à 17 838 € — 21,2 % ;
- de 17 838 à 23 089 € — 24,1 % ;
- de 23 089 à 29 397 € — 31,1 % ;
- de 29 397 à 43 090 € — 34,9 % ;
- de 43 090 à 46 566 € — 43,1 % ;
- de 46 566 à 86 634 € — 44,6 % ;
- au-delà de 86 634 € — 48 %.
Les dividendes, les intérêts et les plus-values sont imposés à un taux forfaitaire de 28 %[13]Source : PwC — Portugal : détermination du revenu.
Le Portugal dispose également d’un vaste réseau de conventions de double imposition — plus de 70 accords signés avec des pays d’Europe, les États-Unis, l’Asie, l’Afrique et l’Océanie[14]Source : PwC — Conventions fiscales du Portugal.
Résidence permanente et citoyenneté au Portugal
La résidence permanente[11]Source : Loi n° 23/2007 du 4 juillet — Cadre juridique relatif à l’entrée, au séjour, à la sortie et à l’éloignement des étrangers du territoire portugais est accessible après 5 ans de résidence au Portugal. La citoyenneté est quant à elle accessible après 10 ans pour la plupart des demandeurs, et après 7 ans pour les citoyens de l’UE et les ressortissants de pays lusophones[15]Source : Loi n° 37/81 du 3 octobre — Loi sur la nationalité portugaise.
Les demandeurs doivent justifier d’un niveau A2 de maîtrise de la langue portugaise et être en parfaite conformité avec leurs obligations fiscales, de sécurité sociale et de séjour. Les candidats à la citoyenneté doivent également réussir des examens portant sur la culture, l’histoire et le système politique portugais, et soumettre une déclaration écrite d’engagement envers les principes démocratiques.

Le Portugal est un favori universel — tout autant choisi par les jeunes surfeurs en quête de vagues que par les retraités cherchant un mode de vie plus calme et détendu.
Visa non lucratif Espagne — À partir de 28 800 € par an
La résidence en Espagne pour personnes financièrement indépendantes est connue sous le nom de visa non lucratif Espagne[16]Source : Consulat général d’Espagne à Manchester — Visa de résidence non lucrative. Ses atouts majeurs résident dans la possibilité d’inclure dans la demande les enfants adultes à charge et les parents, ainsi que dans l’absence de dépôt d’épargne obligatoire.
Critères d’éligibilité au visa non lucratif Espagne
Revenu mensuel : 2 400 €. Le demandeur principal doit justifier d’au moins 2 400 € par mois issus de sources passives, telles qu’une pension, des revenus locatifs ou des rendements d’investissements. Un montant supplémentaire de 600 € par mois est requis pour chaque membre de la famille inclus dans la demande.
Selon la taille de la famille, le demandeur principal doit justifier d’un revenu mensuel de :
- 3 000 € pour un couple ;
- 3 600 € pour une famille de trois personnes ;
- 4 200 € pour une famille de quatre personnes.
En alternative, l’investisseur peut placer au moins 150 000 € dans notre fonds partenaire et percevoir un revenu d’intérêt passif de 2 778 € par mois, soit 33 336 € par an. Ce revenu suffit à satisfaire à l’exigence financière pour le visa non lucratif Espagne.
Logement. Les demandeurs doivent louer ou acheter un bien immobilier en Espagne afin de fournir un justificatif de domicile.
Inclusion des membres de la famille. Le conjoint et les parents peuvent être inclus dans la demande. Les enfants célibataires de tout âge peuvent également être inclus, à condition qu’ils soient financièrement dépendants du demandeur principal et ne disposent pas d’un foyer indépendant.

Obtenez votre estimation personnelle des coûts pour le visa non lucratif pour l'Espagne
Délai de traitement, validité et condition de résidence
Pour le visa non lucratif Espagne, les conditions de résidence sont les suivantes :
- délai de traitement : à partir de 4 mois ;
- validité : 1 an au départ, puis renouvelable sous forme de cartes de séjour de 2 ans ;
- séjour minimum : 183 jours par an.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes en Espagne
Pour maintenir leur résidence, les personnes financièrement indépendantes doivent passer plus de 183 jours par an en Espagne, devenant ainsi résidents fiscaux.
L’impôt sur le revenu des personnes physiques est calculé selon deux barèmes combinés : un barème national d’État et un barème régional établi par la communauté autonome où réside le contribuable.
Le barème d’État s’établit comme suit :
- jusqu’à 12 450 € — 9,5 % ;
- de 12 451 à 20 200 € — 12 % ;
- de 20 201 à 35 200 € — 15 % ;
- de 35 201 à 60 000 € — 18,5 % ;
- de 60 001 à 300 000 € — 22,5 % ;
- au-delà de 300 000 € — 24,5 %[17]Source : Journal officiel de l’État — Loi 35/2006, Article 63 : Obligation fiscale d’État.
Les taux d’imposition régionaux varient d’une communauté autonome à l’autre. Les taux initiaux vont de 8 à 9,5 %, tandis que les tranches supérieures varient de 20,5 à 29,5 %. Madrid dispose de l’un des barèmes régionaux les plus bas, avec des taux allant de 8,5 à 20,5 %[18]Source : Agence tributaire espagnole — Impôt sur le revenu : barèmes régionaux.
Les dividendes, les intérêts et les plus-values sont imposés séparément selon un barème national d’épargne :
- de 0 à 6 000 € — 19 % ;
- de 6 001 à 50 000 € — 21 % ;
- de 50 001 à 200 000 € — 23 % ;
- de 200 001 à 300 000 € — 27 % ;
- au-delà de 300 000 € — 30 %[19]Source : Agence tributaire espagnole — Imposition de la base imposable de l’épargne : État et régions.
L’Espagne a conclu des traités pour éviter la double imposition. Les impôts payés à l’étranger peuvent être imputés sous forme de crédit d’impôt ou le revenu peut être exonéré avec réserve de progressivité[20]Source : PwC — Conventions fiscales de l’Espagne.
Résidence permanente et citoyenneté en Espagne
La résidence permanente en Espagne s’obtient après 5 ans de séjour légal continu. Durant cette période, les demandeurs ne doivent pas s’absenter d’Espagne plus de 6 mois consécutifs ou 10 mois au total. Aucun test d’intégration ou de langue n’est requis pour la résidence permanente[21]Source : Ministère espagnol de l’Inclusion — Résidence de longue durée.
La citoyenneté espagnole peut être accordée après 5 années supplémentaires. Les critères d’éligibilité incluent l’examen de langue espagnole DELE A2 et le test d’instruction civique et constitutionnelle CCSE[22]Source : Institut Cervantès — Souhaitez-vous obtenir la nationalité espagnole ?.
L’Espagne ne tolère pas la double nationalité ; les demandeurs doivent donc renoncer à leur citoyenneté d’origine.

L’Espagne se classe au 8e rang des meilleurs pays où s’installer pour les retraités, selon le Global Retirement Index 2026[23]Source : International Living — Indice mondial annuel de la retraite 2026
Visa retraite Grèce — À partir de 42 000 € par an
La Grèce propose l’une des options de résidence pour personnes financièrement indépendantes les plus séduisantes en Europe : un permis initial généreux de 3 ans et un régime fiscal avantageux pour les retraités[24]Source : Ministère grec de la Migration et de l’Asile — Loi n° 5038/2023, Article 163(8). La contrepartie réside dans un seuil de revenus particulièrement élevé.
Critères d’éligibilité au visa retraite Grèce
Revenu mensuel : 3 500 €. Le montant requis augmente de 20 % pour un conjoint accompagnateur et de 15 % pour chaque enfant.
Le revenu mensuel minimum selon la taille de la famille est de :
- 3 500 € — demandeur seul ;
- 4 200 € — demandeur et conjoint ;
- 4 725 € — demandeur, conjoint et un enfant.
Alternativement, les demandeurs peuvent justifier d’une épargne d’au moins 126 000 €, équivalente à 3 ans de l’exigence de revenu minimum. Un montant plus élevé est requis pour chaque membre de la famille.
Logement. Une adresse résidentielle en Grèce doit être déclarée au moyen d'un contrat de location, d'un acte de propriété ou d'une attestation d’hébergement.
Inclusion des membres de la famille. Le conjoint et les enfants de moins de 18 ans peuvent être inclus dans la demande.
Délai de traitement, validité et condition de résidence
Pour le visa retraite Grèce, les demandeurs doivent prendre en compte les éléments suivants :
- délai de traitement : à partir de 4 mois ;
- validité : 3 ans, renouvelable ;
- séjour minimum : 183 jours par an.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes en Grèce
La résidence fiscale grecque commence dès lors que l’on passe plus de 183 jours par an dans le pays. Les non-résidents ne sont imposés que sur les revenus de source grecque.
Les revenus d’emploi et de retraite en Grèce sont imposés selon un barème progressif. Pour les contribuables de plus de 30 ans sans enfant à charge, les taux sont les suivants[25]Source : Ministère grec de l’Économie nationale et des Finances — Nouveaux taux d’impôt sur le revenu applicables à compter du 1er janvier 2026 :
- de 0 à 10 000 € — 9 % ;
- de 10 001 à 20 000 € — 20 % ;
- de 20 001 à 30 000 € — 26 % ;
- de 30 001 à 40 000 € — 34 % ;
- de 40 001 à 60 000 € — 39 % ;
- au-delà de 60 000 € — 44 %.
Des taux différents s’appliquent aux contribuables plus jeunes et aux contribuables ayant des enfants à charge.
Régime fiscal spécial. Les retraités peuvent opter pour un impôt forfaitaire de 7 % sur leurs revenus de retraite de source étrangère pendant une durée maximale de 15 ans[7]Source : Autorité indépendante des revenus publics — Incitations fiscales visant à attirer de nouveaux résidents fiscaux. Les demandeurs doivent percevoir une pension étrangère, ne pas avoir été résidents fiscaux en Grèce pendant au moins 5 des 6 années précédentes, et provenir d’un pays ayant conclu un accord de coopération fiscale avec la Grèce.
Les revenus locatifs s’imposent selon un barème distinct[26]Source : Ministère grec de l’Économie nationale et des Finances — Guide de l’impôt sur le revenu :
- de 0 à 12 000 € — 15 % ;
- de 12 001 à 24 000 € — 25 % ;
- de 24 001 à 36 000 € — 35 % ;
- au-delà de 36 000 € — 45 %.
Les dividendes de source étrangère sont imposés à 5 %. Les intérêts et les plus-values sont imposés à 15 %[27]Source : PwC — Grèce : détermination du revenu.
Les conventions de double imposition peuvent exonérer ou réduire l’impôt grec selon le pays source et la nature du revenu[28]Source : PwC — Conventions fiscales de la Grèce.
Résidence permanente et citoyenneté en Grèce
Résidence permanente. Après 5 ans, les personnes financièrement indépendantes et les membres de leur famille peuvent prétendre au statut de résident de longue durée, qui donne le droit de travailler. Un niveau de grec A2 est requis[29]Source : Ministère grec de la Migration et de l’Asile — Attestation de maîtrise de la langue grecque.
Citoyenneté grecque. Après 2 ans supplémentaires, les demandeurs peuvent solliciter la citoyenneté s’ils remplissent les critères d’intégration, incluant un niveau de grec B1[30]Source : Portail du gouvernement grec — Participer aux examens du certificat de connaissances suffisantes pour la naturalisation.

La Grèce se classe au 1er rang des 10 meilleures destinations mondiales pour la retraite dans le Global Retirement Index 2026[31]Source : International Living — Annual Global Retirement Index 2026
Permis de résidence pour personnes financièrement indépendantes en Autriche — À partir de 31 402 € par an
Le permis de résidence d’Autriche pour personnes financièrement indépendantes figure parmi les plus prestigieux d’Europe, offrant l’accès à une qualité de vie remarquable[32]Source : Ministère fédéral autrichien de l’Intérieur — Permis d’établissement sans activité lucrative. Cependant, il s’agit aussi de l’une des options les plus exigeantes, caractérisée par deux obstacles majeurs : une obligation linguistique d'allemand dès le premier jour et un quota strict dont le volume est fixé chaque année.
Critères d’éligibilité au permis de résidence pour personnes financièrement indépendantes en Autriche
Revenu mensuel : 2 616,78 €. Un minimum de 2 616,78 € par mois est requis pour un demandeur seul, montant porté à 4 128,24 € pour un couple, plus 403,76 € pour chaque enfant[33]Source : Système d’information juridique autrichien — Loi générale sur l’assurance sociale.
Épargne : 30 000 €. Les juristes d’Immigrant Invest recommandent de déposer environ 80 000 € sur un compte bancaire afin d’optimiser les chances d’acceptation.
Logement. Une personne financièrement indépendante peut acheter ou louer un logement en Autriche. Elle doit fournir des documents confirmant son droit d’y résider, et le bien doit offrir une surface suffisante adaptée à la taille de la famille.
Exigence linguistique. Les demandeurs de plus de 14 ans doivent justifier d’une maîtrise de l’allemand au niveau A1. Le certificat doit dater de moins d’un an et être délivré par l’une des institutions suivantes :
- Diplôme de langue autrichienne ÖSD ;
- Goethe-Institut ;
- TELC GmbH ;
- Fonds autrichien pour l’intégration, ÖIF[34]Source : Ministère fédéral autrichien de l’Intérieur — Preuve de compétences en langue allemande.
Inclusion des membres de la famille. Le conjoint et les enfants de moins de 18 ans peuvent obtenir la résidence en Autriche aux côtés du demandeur principal.
Délai de traitement, validité et condition de séjour
Pour le permis de séjour pour personnes financièrement indépendantes en Autriche, les conditions principales comprennent :
- délai de traitement : à partir de 3 mois ;
- validité : 1 an, renouvelable ;
- séjour minimum : 183 jours par an.
Le premier permis de séjour peut être renouvelé pour une autre année, à condition que son titulaire continue de résider en Autriche et de satisfaire aux exigences financières.
Pour obtenir un second renouvellement, les résidents financièrement indépendants doivent également valider le module 1 de la convention d’intégration[35]Source : Fonds autrichien pour l'intégration (Österreichischer Integrationsfonds) — Convention d'intégration. Cela implique de réussir l’examen d’intégration de l’ÖIF au niveau A2, qui évalue les compétences en allemand ainsi que les connaissances de base des valeurs juridiques et sociales de l’Autriche.
Le gouvernement prend en charge 50 % du coût de la formation — jusqu’à concurrence de 750 €, à condition que le demandeur :
- assiste à au moins 75 % des cours ;
- réussisse l’examen dans les 18 mois suivant le début de la formation.
Alternativement, le module 1 peut être validé grâce à un diplôme d’enseignement secondaire reconnu, s’il est équivalent à un diplôme de fin d’études secondaires autrichien.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes en Autriche
Les personnes financièrement indépendantes deviennent résidents fiscaux en Autriche, car elles doivent passer plus de 183 jours par an dans le pays. Elles sont soumises à l’impôt sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux, ce qui inclut les pensions étrangères, les dividendes, les intérêts, les gains en capital et les revenus locatifs.
L’impôt sur le revenu des personnes physiques, y compris les pensions et les locations, est progressif[36]Source : Ministère fédéral autrichien des Finances — Barème d'imposition sur le revenu et crédits d'impôt :
- jusqu’à 13 539 € — 0 % ;
- de 13 540 à 21 992 € — 20 % ;
- de 21 993 à 36 458 € — 30 % ;
- de 36 459 à 70 365 € — 40 % ;
- de 70 366 à 104 859 € — 48 % ;
- de 104 860 à 1 000 000 € — 50 % ;
- plus de 1 000 000 € — 55 %.
Les dividendes et les plus-values imposables provenant d’investissements financiers sont imposés à 27,5 %. Les intérêts sur les comptes d’épargne et les comptes courants sont imposés à 25 %, tandis que la plupart des autres intérêts d’investissement sont soumis au taux de 27,5 %[37]Source : Ministère fédéral autrichien des Finances — Rendements des capitaux au sens strict.
L’Autriche dispose d’un vaste réseau de conventions de double imposition avec plus de 90 pays, aidant les résidents à éviter d’être imposés deux fois sur le même revenu[38]Source : PwC — Autriche : Traités fiscaux.
Résidence permanente et citoyenneté en Autriche
La résidence permanente est accordée après 5 ans de séjour ininterrompu en Autriche[39]Source : Portail du gouvernement autrichien — Accord d'intégration. Pendant cette période, les demandeurs ne doivent pas s’absenter pendant plus de 6 mois consécutifs ou plus de 10 mois au total. La résidence permanente est indéfinie, mais la carte de séjour doit être renouvelée tous les 5 ans.
Les demandeurs doivent confirmer leurs revenus et leur lieu de résidence en Autriche et valider le module 2 de la convention d’intégration. Cela peut se faire en :
- réussissant un examen de langue allemande administré par l’ÖIF, niveau B1 ;
- fournissant un certificat scolaire autrichien attestant d’une note de passage en allemand ;
- justifiant de 5 années de scolarité en Autriche ;
- présentant un diplôme de formation professionnelle ;
- confirmant des études universitaires suivies en allemand.
La citoyenneté autrichienne pour les personnes financièrement indépendantes est accessible après 5 années supplémentaires[40]Source : Portail de migration du gouvernement fédéral autrichien — Citoyenneté. Les demandeurs doivent réussir un test prouvant un niveau B1 en allemand et réussir un test de citoyenneté portant sur le système démocratique autrichien ainsi que sur l’histoire de l’Autriche et de leur province fédérale.
La double nationalité n’est pas autorisée en Autriche, les demandeurs doivent donc renoncer à leur nationalité précédente avant d’acquérir la nationalité autrichienne.

Vienne a été classée ville la plus agréable à vivre au monde à 5 reprises entre 2018 et 2024, selon le Global Liveability Index[41]Source : Economist Intelligence Unit — Rapport synthétique du Global Liveability Index 2024
Visa de résidence élective en Italie — À partir de 31 160 € par an
Le visa de résidence élective en Italie[42]Source : Consulat d’Italie à Adélaïde — Visa de résidence élective constitue le choix privilégié pour les personnes fortunées désireuses de combiner un mode de vie riche sur le plan culturel avec une optimisation fiscale avantageuse.
Critères d’éligibilité au visa de résidence élective en Italie
Revenu mensuel : 2 580 €. Vous devez justifier d’un revenu annuel minimum de 31 160 €. Ce montant augmente de 100 % pour chaque membre de la famille.
Logement. Les demandeurs doivent justifier d’un logement adapté en Italie, généralement au moyen d’un acte d’achat immobilier enregistré ou d’un contrat de bail résidentiel. Les exigences exactes relatives aux documents et à la durée du bail dépendent du consulat auprès duquel la demande est déposée.
Inclusion des membres de la famille. Le conjoint légalement marié et les enfants de moins de 18 ans peuvent obtenir la résidence italienne en même temps que le demandeur principal.
Délai de traitement, validité et condition de résidence
Pour le visa de résidence élective en Italie, les caractéristiques clés sont :
- délai de traitement : à partir de 4 mois ;
- validité : 1 an, renouvelable ;
- séjour minimum : 183 jours par an.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes en Italie
Régimes fiscaux spéciaux. Les demandeurs qui n’ont pas été résidents fiscaux en Italie au cours des 10 dernières années peuvent demander à bénéficier d'un régime spécial d’une durée de 15 ans. Il est soumis à un impôt fixe de 300 000 €[6]Source : Agence italienne des revenus — Nouveaux résidents : régime optionnel.
L’Italie propose également un régime d’imposition libératoire à 7 % pour les retraités étrangers qui transfèrent leur résidence fiscale dans des communes éligibles du sud de l’Italie. Celles-ci comprennent la Sicile, la Calabre, la Sardaigne, la Campanie, la Basilicate, les Abruzzes, le Molise et les Pouilles, ainsi que certaines zones touchées par des séismes comptant moins de 30 000 habitants[43]Source : Agence italienne des revenus — Impôt libératoire de 7 % pour les retraités étrangers s’installant dans le sud de l’Italie.
Sans régime fiscal spécial, les revenus d'emploi et de retraite étrangers sont imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu italien :
- jusqu’à 28 000 € — 23 % ;
- de 28 001 à 50 000 € — 33 % ;
- au-delà de 50 000 € — 43 %.
Les dividendes, la plupart des revenus d’intérêts et les gains imposables issus de placements financiers sont imposés au taux de 26 %[44]Source : PwC — Italie : détermination du revenu.
Résidence permanente et citoyenneté en Italie
La résidence permanente est accessible après 5 ans de résidence en Italie[45]Source : Polizia di Stato — Permis de séjour UE de longue durée. Les demandeurs doivent justifier d’un niveau d’italien au moins égal à A2, ainsi que de connaissances de la culture, du droit et de la vie civique italiennes.
La citoyenneté italienne peut être accordée après 5 années supplémentaires[46]Source : République italienne — Loi n° 91 du 5 février 1992 sur la citoyenneté. Un niveau d’italien B1 est normalement requis, bien que les titulaires d’un permis de séjour UE de longue durée soient dispensés de soumettre un certificat de langue séparé.

Visa visiteur France — À partir de 22 405 € par an
Le visa pour personnes financièrement indépendantes en France, appelé visa Visiteur[48]Source : Service-Public — Carte de séjour « visiteur », est un type de permis de séjour de longue durée. Son avantage notable réside dans le fait qu’aucun test linguistique n’est requis, contrairement à d’autres permis de séjour de longue durée en France qui imposent une maîtrise de niveau A2.
Critères d’éligibilité au visa Visiteur France
Revenu mensuel : 1 867,02 €. Le minimum officiel est adossé au salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) — 1 867,02 € par mois[49]Source : Service-Public.fr — Salaire minimum interprofessionnel de croissance. Les familles doivent justifier de ressources supplémentaires suffisantes pour subvenir aux besoins de l'ensemble des membres accompagnateurs, sans qu’aucun multiplicateur fixe ne s’applique.

Mohamed Zakaria,
Expert principal en migration d’investissement
Afin d’optimiser les chances d’acceptation, il est recommandé aux demandeurs de justifier d’un revenu mensuel d’environ 3 500 € par personne.
Bien que l’exigence officielle d’épargne s’élève à 30 000 €, Immigrant Invest conseille de maintenir au moins 40 000 € sur un compte bancaire.
Logement. Les demandeurs du visa pour personnes financièrement indépendantes en France doivent fournir un justificatif d’hébergement en France, tel qu’un titre de propriété, un contrat de bail ou une attestation d'hébergement chez un proche ou un ami.
Il n’y a pas de valeur immobilière minimale imposée, mais le logement doit comporter au moins une pièce principale de 9 m² avec une hauteur sous plafond d’au moins 2,2 mètres.
Inclusion des membres de la famille. En plus du demandeur principal, le visa pour personnes financièrement indépendantes en France peut également être accordé au conjoint et aux enfants de moins de 18 ans.
Délai de traitement, validité et condition de résidence
Pour le visa Visiteur en France, les caractéristiques clés sont :
- délai de traitement : à partir de 5 mois ;
- validité : 1 an, renouvelable ;
- séjour minimum : 183 jours par an.
Scénarios fiscaux pour les personnes financièrement indépendantes en France
Les personnes financièrement indépendantes qui résident en France plus de 183 jours par an deviennent résidents fiscaux français. À ce titre, elles sont imposées sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux.
Les revenus de source étrangère et les pensions sont imposés selon un barème progressif[50]Source : Service-Public.fr — Impôt sur le revenu : tranches et taux d’imposition 2026 :
- jusqu’à 11 600 € — 0 % ;
- de 11 601 à 29 579 € — 11 % ;
- de 29 580 à 84 577 € — 30 % ;
- de 84 578 à 181 917 € — 41 % ;
- au-delà de 181 917 € — 45 %.
Les dividendes, les intérêts et les plus-values sont imposés au taux forfaitaire de 30 %[51]Source : PwC — France : détermination du revenu.
La France a également conclu des conventions fiscales qui peuvent accorder un dégrèvement partiel ou total pour éviter la double imposition[52]Source : PwC — Conventions fiscales de la France.
Résidence permanente et citoyenneté en France
Après 5 ans de résidence en France, les demandeurs peuvent solliciter une résidence permanente ou la citoyenneté par naturalisation.
La carte de résident de longue durée est valable 10 ans et renouvelable indéfiniment. Pour prétendre à ce titre, les demandeurs doivent justifier d’un niveau de français B1 et réussir un examen civique[53]Source : Service-Public.fr — Carte de résident de 10 ans d’un étranger en France.
Pour prétendre à la citoyenneté, les demandeurs doivent justifier d’un niveau de français B2 ainsi que de connaissances de l’histoire, de la culture et de la société françaises[54]Source : Service-Public.fr — Naturalisation française par décret.

Résidence en Suisse pour personnes financièrement indépendantes — À partir de 470 000 € par an
La Suisse propose une voie de résidence exclusive pour les personnes financièrement indépendantes. Les demandeurs peuvent obtenir le permis de séjour B fondé sur d’importants intérêts fiscaux cantonaux et le combiner avec une imposition d’après la dépense[10]Source : Département fédéral des finances suisse — Imposition d’après la dépense. Au lieu d’évaluer l’ensemble des revenus et du patrimoine mondiaux élément par élément, les autorités calculent l’impôt principalement sur la base du train de vie annuel du ménage.
L’option de l’imposition d’après la dépense est disponible dans la plupart des cantons, à l’exception de Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville et Bâle-Campagne.
Critères d’éligibilité à la résidence en Suisse pour les personnes financièrement indépendantes
Imposition d’après la dépense. Les demandeurs négocient un accord fiscal avec le canton sélectionné. En 2026, la base imposable minimale au niveau fédéral s’élève à 435 000 CHF, soit environ 465 000 €[56]Source : Administration fédérale des contributions — Charge fiscale dans les cantons, communes et paroisses de Suisse 2025. Un montant plus élevé s’applique si les dépenses annuelles du ménage dans le monde ou sept fois le loyer annuel (ou la valeur locative) du logement suisse sont supérieures. Les taux d’imposition fédéraux, cantonaux et communaux sont ensuite appliqués à ce montant.
Exigence financière. Les résidents sans activité lucrative s’acquittent également des cotisations de sécurité sociale suisse. Leur montant est calculé selon leurs avoirs et leurs revenus de pension. En 2026, les cotisations annuelles s’échelonnent de 530 CHF à 26 500 CHF, soit environ 567 € à 28 355 €, auxquelles s’ajoutent des frais administratifs, et sont généralement dues jusqu’à l’âge de la retraite[57]Source : Office fédéral des assurances sociales suisse — Personnes sans activité lucrative : cotisations.
Conditions de résidence et d’activité. Les demandeurs doivent être des ressortissants étrangers s’installant en Suisse pour la première fois ou y retournant après avoir résidé à l’étranger pendant au moins 10 ans. La Suisse doit devenir leur résidence principale, et ils ne peuvent y exercer d’emploi salarié, bien qu’ils soient autorisés à gérer leurs propres investissements et patrimoines.
Inclusion des membres de la famille. Le demandeur principal peut inclure son conjoint ou partenaire enregistré ainsi que ses enfants célibataires de moins de 18 ans. La famille doit disposer d’un logement adapté et de ressources financières suffisantes pour subvenir à ses besoins sans recourir à l’aide sociale.
Délai de traitement, validité et condition de résidence
En Suisse, les personnes financièrement indépendantes peuvent obtenir la résidence via une procédure d’approbation structurée. Celle-ci débute auprès de l’autorité fiscale cantonale et est suivie d’une confirmation fédérale. Les démarches nécessitent généralement au moins 3 mois.
Une fois acceptée, la demande donne lieu à l’émission d’un permis de résidence assorti des conditions suivantes :
- validité : 1 an, renouvelable annuellement ;
- séjour minimum : la majeure partie de l’année.
Résidence permanente et citoyenneté en Suisse
Résidence permanente[58]Source : Secrétariat d’État aux migrations suisse — Page officielle sur le permis C. Les personnes financièrement indépendantes résident en Suisse sous le couvert d’un permis B renouvelé chaque année. Après 10 ans de résidence légale ininterrompue, elles deviennent éligibles pour solliciter le permis d’établissement C.
Les critères d’intégration comprennent :
- une maîtrise orale de niveau A2 et écrite de niveau A1 dans une langue nationale ;
- une participation à la vie économique ou une formation, ou des efforts démontrés en ce sens.
Dans certains cantons, un accès anticipé au permis C est possible après 5 ans si le demandeur est particulièrement bien intégré. Les exigences pour le permis C anticipé incluent des compétences linguistiques renforcées — B1 à l’oral et A1 à l’écrit —, des contrôles d’intégration plus stricts et une participation active à la vie locale.
Citoyenneté[59]Source : Secrétariat d’État aux migrations suisse — Naturalisation ordinaire. La naturalisation ordinaire devient accessible après 10 ans de résidence en Suisse, mais seulement après l’obtention du permis C. Aucun délai d’attente fédéral supplémentaire ne s’applique après l’obtention du permis C. Toutefois, les cantons et communes peuvent imposer leurs propres conditions de séjour minimum, exigeant fréquemment au moins 2 à 5 ans de résidence dans la localité concernée.
Les conditions d’intégration pour la citoyenneté comprennent :
- Langue : niveau B1 à l’oral et A2 à l’écrit dans une langue nationale[60]Source : Secrétariat d’État aux migrations suisse — Exigences linguistiques.
- Intégration sociale : familiarité avec les coutumes suisses, les devoirs civiques et la participation à la vie communautaire.
- Exigences locales : des entretiens, des tests de langue locale et des examens de connaissances civiques peuvent s’appliquer.

La Suisse est classée premier pays au monde où il fait bon vivre, selon le U.S. News & World Report[61]Source : U.S. News — Classement des meilleurs pays 2026
Comment le revenu passif minimum est-il calculé et justifié ?
Dans tous les pays, les autorités totalisent vos revenus passifs tels que les loyers, les dividendes, les coupons, les intérêts et les pensions sur une période de 6 à 12 mois, puis vérifient que la moyenne mensuelle atteint le seuil exigé par le pays et que la traçabilité des fonds est clairement établie au moyen de relevés bancaires et de courtage.
Des majorations pour la famille s’appliquent et certains pays exigent également un solde d’épargne local. Lorsque les revenus fluctuent, une récapitulation trimestrielle et une réserve de trésorerie plus importante permettent généralement d’écarter toute réserve.
Dans cette section, nous examinerons la démarche pratique appliquée au Portugal, en Espagne et en Autriche.
Pour le visa D7 Portugal
Seuil et revenus pris en compte. Le revenu passif mensuel minimum est de 920 € pour un demandeur seul. Ajoutez 460 € pour un conjoint ou un parent à charge, et 276 € par enfant. Le Portugal exige également un solde bancaire local à partir de 11 040 €, augmenté de 50 % par adulte et de 30 % par enfant.
Les sources acceptées comprennent les dividendes, les revenus locatifs, les coupons, les intérêts et les pensions.
Calcul et mensualisation. Les consulats examinent généralement 6 à 12 mois de revenus et en évaluent la stabilité. Si les revenus varient, calculez la moyenne mensuelle sur la période examinée. Pour les loyers saisonniers, une moyenne trimestrielle assortie d’une courte explication est acceptée.
Pièces justificatives à fournir. L’essentiel est de présenter la même justification financière en deux volets :
- Les relevés bancaires attestant l’arrivée des fonds.
- Les documents d’origine expliquant le motif du versement.
En pratique, cela implique de fournir les relevés bancaires pour la période concernée avec les versements entrants mis en évidence, les relevés de courtage confirmant les paiements de dividendes et de coupons, ainsi que les contrats de bail correspondant aux revenus locatifs perçus.
Vous devez également fournir une preuve de logement au Portugal, telle qu’un contrat de location ou un acte de propriété, ainsi qu’un relevé bancaire portugais prouvant le dépôt d’épargne requis.
Comment atteindre le seuil. Vous pouvez combiner plusieurs sources de revenus passifs à condition de les documenter clairement et que la moyenne atteigne le minimum requis :
- loyers plus dividendes — un ou plusieurs biens locatifs couvrent le montant mensuel principal et un portefeuille de dividendes complète le solde ;
- loyers plus coupons d’obligations — des loyers stables associés à des obligations versant des coupons permettent de lisser les mois sans versement de dividendes ;
- loyers plus intérêts de dépôt — lorsque les dividendes sont irréguliers, les intérêts mensuels d’un dépôt à terme permettent de stabiliser la moyenne ;
- baux multiples — deux contrats de bail de montant modeste peuvent être plus faciles à documenter qu’un seul loyer élevé, notamment en cas de paiements saisonniers.
Exemple pour un couple : l’objectif mensuel est de 1 380 €. Si le loyer est de 900 € par mois, que les coupons d’obligations s’élèvent à 1 200 € payés deux fois par an (soit 200 € par mois) et que les dividendes s’élèvent à 840 € payés par trimestre (soit 280 € par mois), la moyenne mensuelle est de 1 380 €.
Calcul : 900 € + 200 € + 280 € = 1 380 €.
Gestion des fluctuations. Si certains mois passent sous le seuil visé, la solution habituelle consiste à élargir la période d’évaluation à 12 mois, à ajouter un récapitulatif trimestriel ou annuel établi par votre courtier ou votre gestionnaire immobilier, et à présenter une réserve de trésorerie supérieure au niveau d’épargne minimum sur le compte portugais.
Erreurs courantes et solutions :
- Absence de compte portugais alimenté au niveau d’épargne requis : ouvrez le compte à l’avance et déposez l’intégralité de la somme avant de soumettre la demande.
- Revenus perçus comme irréguliers en raison de dividendes trimestriels : ajoutez une note explicative de mensualisation et joignez les relevés de courtage pour l’ensemble de la période.
- Revenus locatifs déclarés alors que le bail est peu clair ou non étayé par des relevés : fournissez le contrat de bail et associez chaque paiement à la ligne correspondante sur le relevé bancaire.
- Absence de preuve de logement au Portugal : ajoutez un contrat de location ou un acte de propriété au Portugal.
Pour le visa non lucratif Espagne
Seuil et revenus pris en compte. La voie espagnole pour les demandeurs financièrement indépendants est le visa non lucratif Espagne, avec un revenu de référence de 28 800 € par an. La règle pratique appliquée lors des demandes est de 2 400 € par mois pour le demandeur principal, plus 600 € par mois pour chaque membre de la famille supplémentaire. Ainsi, l’objectif est de 3 000 € par mois pour un couple, 3 600 € pour une famille de trois personnes et 4 200 € pour une famille de quatre personnes.
Une différence majeure par rapport au visa D7 du Portugal est que l’Espagne met l’accent sur l’inclusion de la famille, y compris les enfants adultes à charge et les parents, et n’exige pas de dépôt d’épargne obligatoire de la même manière que le Portugal.
Calcul et mensualisation. Les autorités souhaitent généralement s’assurer que les revenus passifs sont stables et suffisants : vous devez donc présenter les flux entrants des 6 à 12 derniers mois et démontrer que la moyenne mensuelle atteint l’objectif.
Si les revenus sont irréguliers, par exemple dans le cas de dividendes versés chaque trimestre, présentez une note de mensualisation convertissant les montants trimestriels en équivalent mensuel, et veillez à ce que les montants entrants sur les relevés bancaires correspondent aux totaux des rapports de courtage.
Exemple : si le loyer est de 2 100 € par mois et que les dividendes s’élèvent à 2 700 € payés chaque trimestre, l’équivalent mensuel des dividendes est de 900 €, ce qui donne une moyenne mensuelle combinée de 3 000 €, satisfaisant ainsi au seuil pour un couple.
Pièces justificatives à fournir. Appliquez la même logique en deux volets qu’au Portugal. Justifiez l’arrivée des fonds et expliquez leur provenance. En pratique, cela implique de fournir des relevés bancaires faisant apparaître les versements entrants, des relevés de courtage confirmant les dividendes et les intérêts, ainsi que des contrats de bail correspondant aux revenus locatifs.
L’Espagne exige également un logement en Espagne avec une adresse enregistrée ; vous devez donc généralement fournir un contrat de location espagnol ou un acte d’achat lié à cette adresse.
Comment atteindre le seuil. Vous pouvez combiner plusieurs sources de revenus passifs tant que la documentation est cohérente et que la moyenne mensuelle atteint le minimum requis :
- loyers plus dividendes, où un contrat de bail couvre la majeure partie de l’objectif et un portefeuille de dividendes complète le solde ;
- loyers plus coupons d’obligations, où le versement des coupons stabilise les mois sans distribution de dividendes ;
- loyers plus intérêts de dépôt, où les intérêts mensuels aident à maintenir la moyenne au-dessus du seuil ;
- baux multiples, où deux contrats de bail de moindre montant réduisent la dépendance envers un seul locataire et permettent d’atténuer la saisonnalité.
Alternativement, les investisseurs peuvent générer les revenus passifs requis par l’intermédiaire d’un fonds. Par exemple, placer au moins 150 000 € dans notre fonds partenaire peut générer des versements d’intérêts de 2 778 € par mois, soit 33 336 € par an, ce qui suffit à satisfaire à la condition de revenu du demandeur principal pour le visa non lucratif Espagne.
Exemple pour une famille de trois personnes : l’objectif mensuel est de 3 600 €. Si le loyer s'élève en moyenne à 2 700 €, que les coupons d’obligations équivalent à 450 € par mois après mensualisation et que les dividendes équivalent à 450 € par mois après mensualisation, la moyenne mensuelle totale est de 3 600 €.
Gestion des fluctuations. Si certains mois passent sous le seuil visé, la solution habituelle consiste à présenter un historique plus long, à ajouter un récapitulatif trimestriel établi par votre courtier ou gestionnaire immobilier, et à faire preuve d’une réserve de trésorerie plus importante afin que l’instructeur constate que le ménage peut subvenir à ses besoins de manière pérenne.
Erreurs courantes et solutions. L’erreur la plus fréquente consiste à mal interpréter la majoration familiale et à ne justifier que 2 400 € tout en déposant une demande en couple ou en famille. La solution consiste à recalculer et à présenter les totaux exacts pour chaque personne à charge.
Pour la résidence en Autriche
Seuil et revenus pris en compte. Le permis de résidence d’Autriche pour personnes financièrement indépendantes est l’une des options les plus sélectives d’Europe. Le revenu passif minimum est de 2 616,78 € par mois pour un demandeur seul, de 4 128,24 € par mois pour un couple, plus 403,76 € par mois pour chaque enfant.
Épargne et logique d’approbation. Le montant d’épargne de référence est de 30 000 €, mais en pratique, une réserve plus importante permet de consolider la demande. Les juristes d’Immigrant Invest recommandent souvent de déposer environ 80 000 € pour maximiser les chances d’acceptation.
Calcul et mensualisation. La même logique qu’au Portugal s’applique, mais l’Autriche se montre moins tolérante face aux incohérences : vous devez démontrer des flux entrants stables, généralement en calculant la moyenne des revenus mensuels sur la période d’examen et en montrant que cette moyenne dépasse largement le minimum.
Si les dividendes ou les coupons sont versés de manière trimestrielle ou semestrielle, convertissez-les en équivalent mensuel et expliquez la mensualisation dans une courte note explicative.
Exemple pour un couple : l’objectif est de 4 128,24 € par mois. Si le loyer est de 2 800 € par mois, que les coupons d’obligations s’élèvent au total à 3 600 € deux fois par an (soit 600 € par mois) et que les dividendes totalisent 2 190 € par trimestre (soit l’équivalent de 730 € par mois), le revenu mensuel moyen est de 4 130 €.
Pièces justificatives à fournir. L’Autriche exige une traçabilité documentaire complète prouvant à la fois les flux entrants et leur fondement juridique, ainsi que des éléments de conformité propres à ce programme. Vous devez généralement présenter :
- des relevés bancaires faisant apparaître les versements entrants ;
- des relevés de courtage confirmant les dividendes ;
- les intérêts et les coupons.
Comment atteindre le seuil. Vous pouvez combiner plusieurs sources de revenus passifs, mais l’Autriche privilégie une structure conservatrice et régulière sur les relevés mensuels :
- loyers plus dividendes pour couvrir l’objectif principal tout en conservant une base de revenus diversifiée ;
- loyers plus coupons d’obligations pour créer des compléments prévisibles les mois sans versement de dividendes ;
- loyers plus intérêts de dépôt lorsque vous préférez des flux mensuels réguliers plutôt que des versements ponctuels importants ;
- réserve de trésorerie plus importante sur le compte pour réduire le risque de mois limites et renforcer le profil global.
Erreurs courantes et solutions. Les problèmes les plus fréquents sont une marge trop faible par rapport au minimum requis, des revenus irregulars sans note explicative de mensualisation, ainsi que la présentation d’un logement ne répondant pas aux critères de superficie minimale.
La solution habituelle consiste à renforcer la réserve d’épargne, à présenter des équivalents mensuels clairs pour les dividendes et les coupons, et à faire correspondre chaque loyer déclaré au contrat de bail ainsi qu’à la ligne du relevé bancaire.
Documents requis pour les personnes financièrement indépendantes
Voici une liste synthétique des documents généralement requis pour les visas destinés aux personnes financièrement indépendantes dans la plupart des pays :
- Passeport en cours de validité.
- Photos d’identité récentes.
- Certificat de police.
- Assurance santé privée.
- Preuve de logement — location ou propriété.
- Justificatif de revenus passifs, tels que des relevés bancaires, d’intérêts, de dividendes, de redevances ou de pensions, des contrats de bail ou des déclarations fiscales.
- Relevés de paiements issus de trusts ou de rentes.
- Actes de mariage et actes de naissance des personnes à charge.
- Certificat de niveau linguistique — le cas échéant.
- Déclaration de non-exercice d’activité salariée.
- Certificat médical.
Les autorités chargées de l’immigration peuvent demander des documents complémentaires, tels qu’une lettre de motivation personnelle expliquant le motif de l’installation ou une attestation d’inscription scolaire des enfants.
Tous les documents doivent être traduits dans la langue officielle du pays et certifiés, soit par un notaire, soit par une apostille, soit légalisés auprès d’un consulat.
Comment demander un visa pour personnes financièrement indépendantes et obtenir la résidence dans l’UE
La procédure d’obtention d’un permis de séjour pour personnes financièrement indépendantes est globalement similaire dans toute l’Europe. Cependant, chaque pays peut imposer ses propres étapes spécifiques. Par exemple, le Portugal exige que les demandeurs obtiennent un numéro d’identification fiscale local avant d’ouvrir un compte bancaire, tandis que l’Autriche limite le nombre de demandes par un système de quotas annuels.
1 jour
Vérification préliminaire
Le demandeur confirme qu’il satisfait aux conditions principales du visa : des revenus passifs stables, une épargne suffisante, une assurance santé valide et un casier judiciaire vierge.
Le demandeur confirme qu’il satisfait aux conditions principales du visa : des revenus passifs stables, une épargne suffisante, une assurance santé valide et un casier judiciaire vierge.
3 à 6 semaines
Préparation des documents
Le demandeur rassemble les documents financiers, d’état civil et juridiques, les fait traduire dans la langue locale et obtient une certification notariale ou une apostille selon les exigences.
Le demandeur rassemble les documents financiers, d’état civil et juridiques, les fait traduire dans la langue locale et obtient une certification notariale ou une apostille selon les exigences.
2 semaines
Ouverture d’un compte bancaire local
Cette étape est requise au Portugal, en Autriche et en Suisse :
- au Portugal, les demandeurs doivent préalablement ouvrir un compte bancaire portugais et obtenir un numéro d’identification fiscale local ;
- en Autriche, les demandeurs doivent présenter une preuve de fonds suffisants déposés sur un compte bancaire autrichien ;
- en Suisse, un compte suisse est ouvert pour démontrer la capacité à couvrir les dépenses quotidiennes et à s’acquitter de l’impôt forfaitaire.
Cette étape est requise au Portugal, en Autriche et en Suisse :
- au Portugal, les demandeurs doivent préalablement ouvrir un compte bancaire portugais et obtenir un numéro d’identification fiscale local ;
- en Autriche, les demandeurs doivent présenter une preuve de fonds suffisants déposés sur un compte bancaire autrichien ;
- en Suisse, un compte suisse est ouvert pour démontrer la capacité à couvrir les dépenses quotidiennes et à s’acquitter de l’impôt forfaitaire.
1 à 3 semaines
Sélection d’un bien immobilier à l’achat ou à la location
Le demandeur réserve un logement dans le pays choisi, soit par le biais d’un contrat de location longue durée, soit par l’achat d’un bien, afin de disposer d’une adresse enregistrée.
Le demandeur réserve un logement dans le pays choisi, soit par le biais d’un contrat de location longue durée, soit par l’achat d’un bien, afin de disposer d’une adresse enregistrée.
2 à 6 mois
Obtention d’un visa D aux fins d’entrée
Un visa D est requis dans tous les pays, à l’exception de la France. Les demandeurs déposent leur demande auprès du consulat, s’acquittent des frais et attendent l’acceptation. Le visa D est valide pendant 3 à 6 mois et permet d’entrer sur le territoire afin de solliciter un permis de séjour.
Un visa D est requis dans tous les pays, à l’exception de la France. Les demandeurs déposent leur demande auprès du consulat, s’acquittent des frais et attendent l’acceptation. Le visa D est valide pendant 3 à 6 mois et permet d’entrer sur le territoire afin de solliciter un permis de séjour.
1 à 4 semaines
Déplacement dans le pays pour demander un permis de séjour
Le demandeur entre sur le territoire muni de son visa D, enregistre son adresse auprès du bureau de migration local, procède à l’enregistrement biométrique et dépose sa demande de permis de séjour.
Le demandeur entre sur le territoire muni de son visa D, enregistre son adresse auprès du bureau de migration local, procède à l’enregistrement biométrique et dépose sa demande de permis de séjour.
6 à 12 semaines
Délivrance de la carte de séjour
Le service d’immigration traite la demande et, après acceptation, délivre une carte de séjour valide pendant 1 à 3 ans, selon la réglementation du pays.
Le service d’immigration traite la demande et, après acceptation, délivre une carte de séjour valide pendant 1 à 3 ans, selon la réglementation du pays.
Voie alternative : la résidence par investissement dans l’UE
Les permis de séjour pour personnes financièrement indépendantes sont conçus pour les personnes qui projettent de s’installer durablement dans un nouveau pays, ce qui explique pourquoi la plupart exigent d’y passer plus de 183 jours par an. Mais qu’en est-il si vous êtes un citoyen du monde souhaitant la sécurité d’un permis de résidence européen sans pouvoir vous engager à y vivre à temps plein ?
Les programmes de résidence par investissement, souvent appelés Visas Dorés, constituent une option nettement plus adaptée à ce profil. Au lieu de devoir justifier de revenus passifs, vous effectuez une contribution financière significative à l’économie du pays.
En contrepartie, vous obtenez la résidence avec des exigences de présence physique très réduites. Cela en fait un « plan B » idéal pour les voyageurs fréquents, les chefs d’entreprise internationale ou les personnes dont les engagements familiaux sont répartis à travers le monde.
Les programmes de résidence les plus accessibles dans l’UE dépendent du profil du demandeur. Dans le cadre des Visas Dorés, les voies les plus simples sont généralement celles fondées sur des contributions financières directes ou des investissements dans des fonds, avec des exigences de réinstallation minimales.
Comparaison des principaux programmes de Visa Doré dans l’UE
En résumé : quel visa pour personnes financièrement indépendantes correspond le mieux à votre mode de vie et à vos objectifs ?
- Pour une flexibilité maximale : Portugal. Le visa D7 affiche la condition de revenu la plus basse, soit 920 € par mois, et vous permet de travailler ou d’exercer une activité commerciale.
- Pour la simplicité et l’inclusion de la famille : Espagne. Ce visa facilite l’inclusion des enfants adultes et des parents, sans aucun dépôt d’épargne exigé.
- Pour la durée initiale de permis la plus longue : Grèce. Il accorde un permis de séjour d’une durée de 3 ans dès le départ.
- Pour un accès plus rapide à la citoyenneté : France. C’est le seul pays de cette liste offrant la possibilité de solliciter la citoyenneté après seulement 5 ans de résidence légale.
- Pour une fiscalité avantageuse : Italie ou Grèce. L’Italie et la Grèce proposent toutes deux un régime d’imposition forfaitaire de 7 % pour les retraités étrangers éligibles qui s’y installent.
- Pour l’exclusivité et le prestige : Autriche ou Suisse. L’Autriche applique des quotas limités et offre un niveau de vie élevé, tandis que la Suisse propose une imposition forfaitaire et la résidence pour les personnes fortunées.
Immigrant Invest est un agent agréé pour les programmes de citoyenneté et de résidence par investissement dans l’UE, les Caraïbes, l’Asie et le Moyen-Orient. Profitez de notre expertise internationale de 15 ans — prenez rendez-vous avec nos experts en programmes d’investissement.























